Garder le cap contre vents et marées
L’économie est au ralenti depuis le deuxième trimestre de 2023.
Les ventes des manufacturiers ont baissé, ce qui a eu pour effet immédiat de faire baisser les inventaires. Après les manufacturiers, les transporteurs sont toujours les premiers à ressentir les effets d’un ralentissement économique.
À la dernière enchère de Ritchie Bros. En Ontario, la cour était pleine à craquer. Il s’est vendu de l’équipement de qualité pour pas cher, et ce n’est pas fini. Le marché des camions d’occasion est complètement à terre.

De notre côté, notre millage a baissé de 20% par rapport aux années passées. Des expéditeurs ont demandé aux transporteurs de refaire des soumissions. Dans l’espoir de garder leurs volumes, les transporteurs ont misé à la baisse, ce qui a inévitablement eu pour effet d’entraîner les taux à la baisse.
Des transporteurs ont perdu des contrats aux mains de plus bas soumissionnaires. D’autres ont simplement jeté l’éponge, conscients que gagner la mise signifierait de transporter à perte.
Parce que le service et la qualité, ça a un prix.
J’ai dit à des clients d’aller vers le plus bas soumissionnaire.
Mais certains sont revenus après un mois, réalisant l’importance de pouvoir compter sur du personnel et du matériel roulant de qualité pour livrer à temps et pour assurer le service à la clientèle.
Des clients échaudés par le courtage ont décidé de revenir vers des transporteurs basés sur l’actif. Je sens ce désir des expéditeurs de se tourner vers des transporteurs qui possèdent leur propre matériel roulant au lieu d’aller en courtage. C’est un point positif pour les transporteurs qui sont structurés et qui possèdent du bon matériel, de bons chauffeurs et qui sont à l’avant-garde de la technologie.
Et il y a une concurrence contre laquelle nous ne pouvons pas nous battre à armes égales : les entreprises Chauffeurs inc.
Et, malheureusement, nous ne pouvons pas nous fier sur le gouvernement pour les arrêter. Il y a plus d’espoir que le coût des assurances et les autres frais en hausse les arrêtent. Depuis trois ans, le prix du matériel roulant a pratiquement doublé.
Les entreprises Chauffeurs inc. n’auront éventuellement pas le choix elles aussi d’investir en prévention et en maintenance.
En outre, les institutions financières commencent à se poser des questions; elles veulent financer des entreprises structurées.
C’est bon signe. On s’en va dans la bonne direction. Nous sommes dans un nouveau cycle économique. J’en ai connu au moins quatre ou cinq au cours des 35 dernières années. J’ai bon espoir que nous allons revenir dans une certaine normalité en 2025.
J’aime dire que chez Trans-West, nous sommes au sommet de la montagne dans notre marché. Nous aimons bien la vue et nous avons l’intention d’y rester.