La relève de l’industrie, c’est aussi les gestionnaires

Avatar photo

L’industrie du transport de marchandises est toujours à la recherche de bons chauffeurs, de bons caristes et elle est désespérément à la recherche de bons mécaniciens. On met beaucoup d’efforts, avec raison, à recruter et à retenir cette main-d’œuvre essentielle à l’industrie. La relève, c’est la pérennité de nos entreprises.

Mais il ne faut pas non plus oublier, ni négliger, la relève diplômée de nos cégeps et de nos universités. Nous manquons aussi d’autres types de travailleurs, notamment du côté administratif. Il faut appuyer et attirer les diplômés qui vont gérer nos entreprises.

C’est entre autres parce que cette relève me tient à cœur que je m’implique à titre de président de la Fondation pour la formation en transport routier.

Nous avons besoin de nouveaux gestionnaires issus des programmes collégiaux et universitaires en transport et logistique.

Il est crucial d’attirer aussi dans nos entreprises des bacheliers et des détenteurs de maîtrise. Pour y arriver, nous devons être proches des institutions d’enseignement et des étudiants qui les fréquentent.

J’aime souvent rappeler l’histoire de ce jeune étudiant au baccalauréat en comptabilité qui s’était inscrit à un cours en transport routier dans le cadre de son cheminement universitaire. Il a adoré ce cours et, lorsqu’il a obtenu son diplôme, il a postulé chez Guilbault. Cet étudiant, c’est Daniel Gariépy, qui est aujourd’hui directeur général et associé chez nous. Ce cours avait été par la suite mis sur pause et, grâce à la Fondation et à l’ouverture de Jacques Renaud de l’Université Laval, il sera remis à l’horaire en 2024-2025.

Nous devons être proches des institutions d’enseignement.

La Fondation entretient des liens serrés avec l’Université Laval et ses enseignants en transport et logistique. Nous avons aussi ramené les HEC dans le giron de la Fondation.

Il faut que les jeunes sachent que des carrières stimulantes en gestion les attendent dans l’industrie du transport. Les institutions d’enseignement manquent d’étudiants en transport. Des DEC en transport routier ont été suspendus par manque d’inscriptions. Des cours de transport et logistique ont été mis sur la glace au niveau universitaire.

Il est crucial que les transporteurs fassent leur part et s’impliquent pour attirer la relève en gestion et qu’ils donnent un coup de main aux écoles. Les transporteurs doivent ouvrir leurs portes et accueillir les futurs gestionnaires en transport et logistique pour qu’ils voient comment fonctionne une entreprise de camionnage.

Dans le cadre de ma présidence à la Fondation, je me donne d’ailleurs comme objectif d’impliquer davantage les transporteurs auprès de la relève de demain qui fréquente nos cégeps et nos universités aujourd’hui. Il ne faudrait pas oublier non plus les fournisseurs. Ces derniers doivent aussi embarquer dans cet élan pour assurer la pérennité de nos entreprises car, sans employés, il y aura moins de camions et donc, moins de pièces achetées, moins de pneus, et c’est là que les fournisseurs seront affectés.

L’industrie du camionnage est un incroyable milieu de travail.

Cette industrie fait vivre ma famille depuis 95 ans et je lui dois bien un peu de mon temps. Soyons fiers de notre industrie. Nous transportons l’économie du Québec.

Avatar photo