Protectionnisme américain – Claude Robert ne s’en fait pas trop.







BOUCHERVILLE – Claude Robert, président du Groupe Robert de Boucherville, est reconnu pour son franc-parler. En entrevue avec Today’s Trucking/Transport Routier, il s’est dit relativement optimiste face à la politique du « Buy America » du président Obama.

Entre autres, il fait remarquer la main mise des Américains sur les fabricants d’acier canadiens, comme Stelco et Dofasco, (cette dernière étant possédée par la géante multinationale ArcelorMittal, fortement implantée aux États-Unis) et la possibilité que leur pair dans l’industrie se regroupent pour faire reculer l’adoption d’une telle décision par le Congrès.

Bien que la rhétorique américaine ne soit pas très encourageante, sur un plan purement logistique (et probablement aussi du côté légal) il serait très difficile pour les États-Unis de couper ses liens avec l’industrie canadienne de l’acier, dit M. Robert, ajoutant que le Canada achète également beaucoup d’acier de spécialité au sud de la frontière.

« À dire vrai, je ne crois pas que Obama puisse tenir un autre discours, car l’industrie américain de l’acier est à terre. Mais, ça ne m’empêche pas de dormir », a-t-il dit à todaystrucking.com/transportroutier.ca. « Je pense que nous devons tous attendre pour voir un peu plus ce qu’il adviendra de cette situation. En vérité, les compagnies achèteront toujours au bout du compte ce qu’elles ont besoin au meilleur rapport qualité/prix. »

En fait, Claude Robert est beaucoup moins préoccupé par le tambour battant du protectionnisme d’Obama que par l’état de la productivité du Canada.

« Au cours des dernières années, le vrai problème réside dans le fait que nous n’avons jamais amélioré nos produits, en termes d’efficacité », explique M. Robert, faisant principalement allusion au peu de concessions accordées par les syndicats canadiens pour aider les manufacturiers à devenir plus concurrentiels.

 


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