Un groupe de pression veut bannir le cellulaire au volant partout aux États-Unis







WASHINGTON – Différents états américains et plusieurs provinces canadiennes ont légiféré pour abolir la conduite d’un véhicule avec cellulaire en main. Tout indique que des Américains ont décidé d’emboîter le pas alors que la National Safety Council (NSC) des États-Unis fait pression sur l’administration fédérale (Washington) pour interdire l’emploi d’un téléphone cellulaire en main pendant la conduite d’un véhicule, sur toutes les routes des États-Unis.

La NSC a émis un communiqué enjoignant les chauffeurs de camions de cesser d’utiliser des appareils de téléphonie cellulaire ou des dispositifs de messagerie pendant qu’ils conduisent. L’organisme presse les gouverneurs et les législateurs des 50 états et du District de Colombia à faire voter une loi en ce sens.

« Des études ont démontré que conduire avec un cellulaire à la main est extrêmement dangereux, un comportement engendrant quatre fois plus de risque d’accidents routiers », précise Janet Froetscher, présidente et chef de la direction du NSC. « La conduite en état d’ébriété est également inacceptable, dangereux et contraire à la loi. Les États-Unis ont depuis légiféré sur cette question. Il est grand temps de faire de même en interdisant le cellulaire en conduisant », a-t-elle ajouté.

Tout conducteur pris en défaut de conduire avec un cellulaire à la main ou avec un appareil texto est passible de fortes amendes actuellement au Québec, à Terre-Neuve et en Nouvelle-Écosse, et très bientôt aussi en Ontario et au Manitoba.

La NSC cite une étude du Centre d’analyse des risques de l’Université Harvard pour appuyer ses présomptions. Selon cette étude, l’emploi du cellulaire en conduisant est à la source de 6% des accidents routiers aux États-Unis, ce qui équivaut à 636 000 collisions, 330 000 blessures mineures, 12 000 blessés graves et 2600 décès chaque année. L’étude estime à 43 milliards de dollars les pertes encourues dans de tels accidents.

Le groupe estime de plus que l’usage d’un appareil mains libres ne règle pas le problème, car il ne rend pas réellement la conduite plus sécuritaire. « Lorsque vous parlez au téléphone tout en conduisant, votre attention est ailleurs (que sur la route), ce qui augmente les risques d’accidents », souligne Mme Froetscher.

« Voilà pourquoi nous devons agir », a-t-elle conclu.

 


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