La congestion routière ne cesse d’augmenter dans le Grand Montréal







MONTRÉAL – La congestion du réseau routier montréalais, comprenant les villes de Laval et Longueuil, s’étendant même jusqu’aux couronnes nord et sud, coûte de plus en plus chers aux utilisateurs de la route. Elle se traduit en termes réels par des pertes de temps, mais de façon plus claire la situation entraîne des pertes économiques de plus en plus importantes pour les transporteurs commerciaux. Une étude publiée par le ministère des Transports du Québec (MTQ) avance le chiffre de 1,4 milliard de dollars en pertes annuellement.

L’étude tient compte du temps perdu par les chauffeurs (et leurs passagers), de l’usure des véhicules, du gaspillage de carburant et des coûts environnementaux associés.

Or, on apprend que la situation est encore bien plus grave que ne le décrit l’étude, rapporte le quotidien montréalais La Presse. Car les chiffres énoncés ont été compilés entre 1998 et 2003. Des données qui remontent à six ans.

Selon l’information recueillie par le journalise Claude Picher en effet, « Entre 2003 et 2008, dernière année complète pour laquelle on dispose de statistiques, la population de la banlieue est passée de 1,86 million à un peu plus de 2 millions de personnes, une hausse de 8,2% ». Une hausse donc beaucoup plus forte qu’au cours des cinq années précédentes (5,3 % à l’époque). On estime également que l’achalandage sur les routes de l’île de Montréal a également augmenté, dépassant la barre des 10%, rapporte le quotidien.

Ajoutez à cela le début de la « saison » des grands chantiers routiers, et vous obtiendrez ce qui est permis d’appeler l’enfer.

Bonne nouvelle cependant, dit l’ingénieur Pierre Tremblay, de Transports Québec, « on observe que la situation change et qu’il y a matière à devenir optimiste. » Il explique que de plus en plus de travailleurs ont modifié avec l’accord de leur employeurs leur horaire de travail, alors que d’autres ont opté pour le télétravail (bureau à la maison), ce qui aura bientôt pour effet de désengorger les routes. Enfin, avec la création d’un plus grand nombre d’emplois en banlieue, on pourrait davantage sauver la mise, dit-on.

Pour l’instant, la patience reste de mise pour tous les usagers de la route. La réorganisation des itinéraires est aussi fortement encouragée.

 


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