Protectionnisme américain – Rien de réglé







OTTAWA – Selon une nouvelle publiée ce matin sur le site radio-canada.ca, force est de constater qu’il y a un écart important entre le discours et la réalité dans le litigieux dossier qui oppose le Canada aux États-Unis en matière de protectionnisme. De plus en plus d’entrepreneurs canadiens constatent que leur accès au marché américain est loin d’être simple. Or, le président Barack Obama avait voulu rassurer les Canadiens lors de sa visite à Ottawa, en février, en soulignant que les États-Unis n’adopteraient pas de mesures protectionnistes pour faire face à la crise économique.

Radio-Canada rapporte la situation de plusieurs entrepreneurs aux prises avec l’imbroglio des règles commerciales américaines. On cite notamment le cas de l’industriel Harold. Les usines de traitements d’eau se bousculent pour acheter ses pressoirs rotatifs, mais il est incapable de leur vendre. M. Roy est victime de la fameuse clause « Buy American » incluse dans le plan de relance économique des États-Unis. « On parle de 3,5 millions de ventes qui sont gelées à cause du protectionnisme américain », explique-t-il sur le Web de la SRC.

« Pourtant, dit-il, en février, le président Obama avait promis que les États-Unis respecteraient les règles commerciales imposées par l’ALENA et l’OMC. » Le problème, c’est que seule Washington est soumis à ces traités. Les villes et les États, eux, sont libres d’imposer leurs propres conditions, rapporte le journaliste du site Internet.

« Les entreprises canadiennes, d’un océan à l’autre, sont affectées directement. Elles perdent leur principal marché d’exportation, leur principal marché tout court! » déclare pour sa part Jean-Michel Laurin, vice-président aux politiques d’affaires mondiales chez Manufacturiers et exportateurs du Canada.

Les aciéries, les fabricants de tuyaux, les producteurs d’équipement industriel… Tous font face à une frontière de plus en plus fermée et se retrouvent avec un carnet de commandes impossible à remplir.

Prises au dépourvu, les villes canadiennes menacent de riposter en adoptant leurs propres mesures protectionnistes. Une escalade dangereuse, selon Stockwell Day, ministre du Commerce international du Canada. « Une situation de protectionnisme va blesser tout le monde. Ça ne pas va aider la situation économique », a-t-il prévenu.

Le ministre Day l’a maintes fois répété : Il mise sur la voie diplomatique pour résoudre le différend. Mais pour des centaines d’entreprises canadiennes, attendre coûte de plus en plus cher et met en péril des emplois, peut-on lire sur radio-canada.ca.

L’industrie canadienne du transport par camion compte parmi les secteurs d’activité les plus touchés par ces mesures protectionnistes.

 


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