Le conseil du PLQ veut réimplanter le péage routier














MONTRÉAL – Le Parti Libéral du Québec (PLQ) est désormais en faveur de la généralisation du péage sur toutes les routes de la province. C’est ce qui ressort du rapport d’adoption d’une série de propositions faites par les militants du parti au pouvoir, au terme d’une assemblée qui s’est déroulée en fin de semaine dans un hôtel de Drummondville.

Des voix discordantes se sont cependant élevées à la fin du conseil pour désavouer cette quête de nouveaux tarifs haussiers. Parmi ces voix, celle du député Libéral Alain Maheux, de Beauce nord. Selon lui, « cette nouvelle taxe pour les entreprises en région est contraire à nos engagements. » Dénoncée par plusieurs entrepreneurs, cette mesure risque de mettre un frein au développement régional d’une part (sur le plan des déplacements) et de faire augmenter les coûts des biens et denrées d’autre part (en refilant la hausse de cette nouvelle taxe aux consommateurs).

Allié de cette nouvelle politique de l’utilisateur payeur (des routes), le maire de Montréal, Gérald Tremblay, abonde dans le même sens. Il veut encourager l’implantation de péage partout dans la grande région métropolitaine. « La majeure partie de l’argent ainsi récolté permettrait de financer le développement des transports en commun dans la métropole » a déclaré le maire. « Si l’on veut financer le transport, ça prend de nouvelles sources de revenus » a-t-il argué. Par ailleurs, la candidate à la mairie, l’ex-ministre Louise Harel, s’est également prononcée en faveur d’une telle taxe. Elle appuierait l’idée et son exécution une fois élue à la tête de la Ville.

Jean Charest se veut toutefois rassurant. Il a expliqué, en point de presse, qu’il était d’abord et avant tout premier ministre de tous les québécois; avant d’être chef du parti et de ses militants. À cet égard, il tient à mettre la pédale douce sur cette résolution présentée en conseil national par les jeunes Libéraux du Québec. « Le gouvernement n’a jamais affirmé qu’il allait adopter ce que les membres proposeraient » a conclu le premier ministre.

Malgré des échanges vigoureux, la proposition reste sur la table et le débat est officiellement lancé. Parions que l’industrie du transport, de même que la majorité des automobilistes, se feront clairement entendre sur ce dossier dans les jours à venir.

 


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