CSA 2010 : pour évaluer les transporteurs

CSA (Comprehensive Safety Analysis ou analyse de sécurité complète), c’est une initiative de l’American Federal Motor Carrier Safety Administration (FMCSA). Il s’agit d’un projet en chantier depuis plus de dix ans, résultat des pressions faites pas l’industrie américaine du camionnage en vue de revoir la justesse, la sécurité et les systèmes d’évaluation du Department of Transportation (DOT). Signalons que le programme est déjà sur les rails sous la forme d’un projet pilote entrepris dans quelques États américains et il commencera sérieusement en juillet prochain.

 
Des détails à connaître
 
Le CSA 2010 fait appel à des données exhaustives recueillies sur les lieux de vérifications routières. Ces données sont révisées tous les 30 jours afin d’évaluer le rendement de chaque transporteur au point de vue de la sécurité.
 
Cette information est ensuite utilisée pour «coter» les transporteurs. Si la cote d’un transporteur commence à baisser, ce dernier est alors avisé par le DOT. S’il ne corrige pas ses lacunes comme demandé, le DOT procédera alors à une vérification dite «chirurgicale » et ciblera les problèmes identifiés sur la route. Si les choses empirent plutôt que de s’améliorer, des amendes, des restrictions d’exploitation ou d’autres sanctions plus sévères seront infligées.
 
Les pour et les contre
 
Selon à qui vous parlez, le CSA 2010 est : soit juste un autre embêtement qui arrive au pire moment possible en raison de la récession, soit l’un des plus importants et des meilleurs changements qui soit arrivé dans l’industrie depuis des années parce qu’il rendra le camionnage plus sécuritaire et plus rentable pour les transporteurs et les chauffeurs respectueux de la loi.
 
Mais s’il y a une chose sur laquelle tout le monde s’entend, c’est que le CSA 2010 touchera quiconque roule aux États-Unis. Et, dans l’industrie, certains croient que ce n’est qu’une question de temps avant que le CSA ne traverse la frontière et n’envahisse aussi la scène canadienne du camionnage.
 
Par ailleurs, tous les défenseurs du nouveau système s’entendent pour dire que pour les bons transporteurs, l’arrivée du CSA 2010 est une bonne nouvelle, mais les mauvais transporteurs s’en méfieront.


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