Infrastructures routières de Montréal

Le rapport du Vérificateur général de la Ville de Montréal de mai dernier démontre clairement que les structures sous la responsabilité de la Ville de Montréal sont en mauvais états et que les ressources investies afin de les maintenir sont insuffisantes. Au 10 janvier 2011, sur les 600 ouvrages d’art et structures connexes de la Ville de Montréal, 12 étaient dans un état critique, 44 déficientes, 38 médiocres, 81 détériorées et 380 en bon état. « Gérald Tremblay demande de la transparence de la part du MTQ. Il devrait commencer par lui-même et rendre publics les rapports d’inspection 2010 des ponts, tunnels, passages, rampes et autres structures sous sa responsabilité. 56 structures sont déficientes ou critiques à Montréal. Il est temps de savoir lesquelles et quelles sont les mesures qui sont prises pour les rendre sécuritaires », a déclaré Richard Bergeron, chef de la 2e opposition et conseiller de Jeanne-Mance.

Un sous-investissement chronique
Alors que la Direction des transports estime que pour maintenir le parc de structures en bon état, les investissements devraient être de 45 millions $, l’enveloppe budgétaire accordée à la Division des ponts et tunnels s’élevait seulement à 16 M$. « C’est nettement insuffisant. La Ville de Montréal doit au minimum réussir à entretenir ses nombreuses structures. On ne parle pas de milliards ou de centaines de millions de dollars ici, on parle d’investir 45 millions $ par année afin d’avoir un réseau sécuritaire pour les piétons, cyclistes et automobilistes », a poursuivi Richard Bergeron.
De plus, une constatation du Vérificateur général est très inquiétante : « Les cibles que la division s’est données quant au nombre de structures à inspecter n’ont pas été respectées en 2010 et risquent de ne pas l’être en 2011 », a indiqué le Vérificateur général dans son rapport. « Selon ce qu’on apprend, en plus de ne pas investir l’argent pour sécuriser les structures, près de 75 structures n’ont même pas été inspectées faute de ressources. Ces deux dernières années, Gérald Tremblay est allé chercher 100 M$ par an d’argent neuf dans la poche des automobilistes (taxe sur l’essence, taxe de stationnement au centre-ville, droits d’immatriculation). Qu’a-t-il fait de cet argent? Il est plus que temps que Gérald Tremblay prenne ses responsabilités et mette cet argent là où il faut afin d’assurer la sécurité des Montréalais », a conclu Richard Bergeron. 
 
 


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