« Il est de notoriété publique que le Code de la sécurité routière du Québec ne répond plus aux besoins d’une grande ville comme Montréal lorsqu’il est temps d’aborder les questions de sécurité des piétons et des cyclistes et d’introduire des mesures d’apaisement de la circulation », a déclaré la conseillère de Villeray et vice-présidente de la commission conjointe des Transports et Travaux publics, Elsie Lefebvre, dans la foulée du débat sur les mesures d’apaisement de la circulation et le déplacement des véhicules du Service de sécurité incendie de Montréal.
« À cet égard, nous nous réjouissons que l’administration du maire Tremblay accepte d’appuyer l’initiative de l’Opposition officielle (Vision Montréal) de mandater la commission conjointe des Transports et des Travaux publics afin qu’elle puisse faire des recommandations pour modifier le Code de la sécurité routière du Québec, Tome V, et l’actualiser à la réalité montréalaise », a-t-elle soutenu.
Notons que le Code de la sécurité routière s’applique de manière uniforme sur l’ensemble du territoire du Québec alors que les réalités territoriales et urbaines sont très distinctes. « Il est temps que Montréal révise de manière approfondie le Code afin qu’il reflète la volonté des Montréalais de vivre dans un cadre urbain sécuritaire », a ajouté la conseillère du district de Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles, Véronique Fournier, également membre de la commission des Transports et des Travaux publics.
Rappelons que depuis plus de deux ans, la conseillère de Villeray travaille à l’échelle locale, en partenariat avec Vélo Québec, le Centre d’écologie urbaine, Quartier 21, les conseils d’établissement de plusieurs écoles et comités de citoyens, afin de sécuriser son quartier, ce qui lui permet aujourd’hui d’étayer cette requête.
« Alors que la ville de Montréal a adopté la Charte du piéton en 2006, très peu a été fait par l’administration Tremblay afin “de réinventer la cité et, pour y arriver, de repenser ses façons de faire”, nous sommes loin de l’objectif zéro accident et un grand chantier de réflexion doit être entamé et les partenaires doivent y être conviés », a poursuivi la chef de l’Opposition officielle et chef de Vision Montréal, Louise Harel.
« Sans contredit, il y a urgence d’agir », a conclu Elsie Lefebvre, pour qui cette question est prioritaire.
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