Autoroute 40 entre Berthierville et Lanoraie : au moins un mois avant le rétablissement de toutes les voies

Près d’une semaine après la fermeture de l’autoroute 40 ouest entre Berthierville et Lanoraie, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) annonce le début des travaux visant à remplacer le ponceau qui s’est affaissé et a forcé le détournement de la circulation.

En ce moment, et jusqu’à la fin des travaux, les usagers de la 40 peuvent emprunter la chaussée Est pour se diriger vers l’ouest, une voie de 3,8 mètres de largeur étant disponible dans chaque direction.

Bulldozer et camion avec pièces de ponceau
Les travailleurs sont à pied d’œuvre depuis hier pour installer un nouveau ponceau sous l’autoroute 40. (Photo : MTMD)

La limite de vitesse variera de 50 à 80 km et des épisodes de congestion sont à prévoir à l’approche du chantier.

Pour les déplacements entre Trois-Rivières et Montréal, le MTMD recommande de privilégier l’autoroute 20.

4 à 5 semaines, 12 heures par jour

Les travaux prévoient l’installation d’un ponceau de plus grande dimension, traversant les deux voies dans chaque direction.

Les interventions, d’une durée d’environ quatre à cinq semaines, seront réalisées de 7h00 à 19h00, 7 jours sur 7, et se dérouleront en deux phases dont la première a débuté hier sur la chaussée en direction ouest.

La deuxième phase sera par la suite effectuée sur la chaussée en direction est.

Le nouveau ponceau sera en béton préfabriqué, d’un diamètre de 1200 mm et d’une longueur totale de 70 mètres. Il est constitué de sections de 2,5 mètres, reliées entre elles par des joints de caoutchouc.

« Le Ministère est conscient des désagréments occasionnés par cette entrave et déploie tous les efforts nécessaires afin de rétablir pleinement la circulation sur l’autoroute 40 dans les meilleurs délais », dit le MTMD par voie de communiqué, incitant par ailleurs les usagers de la route à respecter la signalisation pour assurer leur propre sécurité et celle des travailleurs.

Un affaissement qui aurait pu être évité, disent les ingénieurs

En entrevue à Radio-Canada, le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Marc-André Martin, a indiqué que l’affaissement du ponceau, dégradé au fil du temps par des infiltrations, aurait pu être évité.

« Ça fait des années que ce ponceau-là est connu et qu’il aurait dû être réparé. Malheureusement, on en a des pires qui ont dû être priorisés, faute de budget », a déclaré l’ingénieur sur le site Web de la télévision d’État.


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