Avec 95 114 $ de revenu médian, les chauffeurs de flottes privées sont les mieux payés aux USA

L’American Trucking Associations (ATA) vient de publier sa plus récente étude sur la rémunération des chauffeurs de camions. Il appert que, bien que le secteur du camionnage vive des moments difficiles sur le plan économique, il continue de payer de mieux en mieux ses professionnels de la route.

Chauffeur dans la cinquantaine au volant d’un camion
(Photo : iStock)

Les conclusions de cette étude s’appuient sur des données recueillies auprès de 120 flottes, plus de 150 000 chauffeurs employés et 14 000 routiers autonomes.

Rappelons que les chiffres présentés ci-dessous ne sont pas des rémunérations moyennes, mais des revenus médians. Ça signifie que 50% des chauffeurs gagnent plus que ce qui est indiqué et 50% gagnent moins.

Flottes privées, LTL et TL dans l’ordre

Ce sont les flottes privées qui offrent la rémunération la plus élevée, avec un revenu médian de 95 114 $ en 2023, une hausse de 12% par rapport à 2021, année de la dernière étude du genre menée par l’ATA.

Chez les transporteurs pour compte d’autrui, les chauffeurs qui transportent des charges partielles (LTL) sur de longues distances suivent de près avec une rémunération annuelle médiane de 94 525 $. Leurs collègues de charges partielles sur de plus courtes distances se contentent d’un revenu médian de 80 680 $.

Les chauffeurs qui transportent des charges complètes (TL) ont gagné 10% de plus en 2023 qu’en 2021, atteignant un revenu médian de 76 420 $.

Enfin, les routiers autonomes ont obtenu un chiffre d’affaires médian de 186 016 $ en 2023. Il faut cependant tenir compte du fait que, puisqu’ils sont des entrepreneurs indépendants et assument leurs dépenses d’exploitation, ces revenus ont été grugés par l’inflation galopante des frais d’entretien, de remplacement des pneus et autres dépenses liées à l’opération d’un camion.

De leur côté, les transporteurs qui emploient ces chauffeurs offrent moins de bonis à la signature et de référence qu’en 2021 mais paient des bonis d’ancienneté plus élevés à leurs chauffeurs actuels. Bref, ils investissent davantage dans la rétention que dans le recrutement dans un marché du fret qui se contracte.

« Le camionnage est l’une des rares voies dans l’économie d’aujourd’hui qui permet d’accéder à la classe moyenne sans un diplôme d’études supérieures et les dettes qui viennent avec », déclare Chris Spear, président et chef de la direction de l’ATA.

« Comme cette étude le démontre, les personnes qui décident de mener une carrière de chauffeur de camion professionnel peuvent s’attendre à de solides revenus potentiels dans un secteur où la demande demeure forte et continuera de croître au cours des années à venir », ajoute le grand patron de l’ATA.


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