Camionnage de vrac : les gens de construction plaident pour le libre marché

Alors que des camionneurs artisans ont manifesté par milliers la semaine dernière pour que le gouvernement du Québec resserre l’encadrement du secteur du transport de matières en vrac sur les chantiers de l’État, des dirigeants de l’industrie de la construction demandent au contraire de libéraliser ce marché.

Dans un communiqué conjoint, l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ), l’Association de la construction du Québec (ACQ), l’Association québécoise des entrepreneurs en infrastructure (AQEI), l’Association des propriétaires de machinerie lourde du Québec (APMLQ), Bitume Québec et la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ) défendent cette position.

Camion benne vu de face sur un chantier se fait charger
(Photo : ANCAI)

Ces donneurs d’ouvrage estiment que des clauses préférentielles pour l’embauche de camionneurs artisans locaux ne sont pas nécessaires, et que ces derniers ne devraient avoir qu’à soumissionner pour obtenir des contrats, comme les autres catégories de sous-traitants.

« Une absence desdites clauses protectionnistes ne représente pas une exclusion des camionneurs artisans », assure la coalition de la construction, ajoutant que nombre de ses membres les embauchent déjà d’emblée dans toutes les régions du Québec.

Selon les constructeurs, la libéralisation du marché permettrait de faire des gains en productivité et réduirait les coûts des travaux de réalisation des contrats publics.

Les gens de la construction font par ailleurs valoir que plusieurs chantiers du Québec ont déjà pris du retard en raison de la grève des ingénieurs de l’État et que la province « ne peut se permettre d’accentuer ce retard par des moyens de pression à venir de la part de camionneurs artisans qui souhaiteraient une position d’exclusivité en faisant des pressions sur le gouvernement. »

De leur côté, les membres de l’Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI) demeurent campés sur la position selon laquelle le manque d’encadrement ouvre la porte toute grande à des stratagèmes de corruption et de collusion comme, disent-ils, l’ont démontré les travaux de la commission Charbonneau.


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  • Bonjour,
    COmme entrepreneur j’avais 8 à 10 CAmions, pour faire le pire de mes chantiers, et donner le beau aux Artisans.
    Les souches, la mauvaise terre etc, ils n’en voulaient pas.
    ce fut toujours une bataille.
    un gros contrat à Québec et banlieu, il me manquait de camions.
    les Dits pirates faisaient 1,5 voyage, pour un pour les artisans.
    eux s’arrêtaient pour un break, alors que les autres pouvaient manger durant les attentes au chantier.
    un jeune par ici est rendu à 5 camions, sans être des artisans.. il travaille pour les gros entrepreneurs.
    s’ils paye, c,est bien.
    salut
    Ga¸etan Therrien