Camions de classe 8 : huitième mois consécutif de baisse des commandes en août
Pour un huitième mois d’affilée, les flottes d’Amérique du Nord ont commandé en août moins de camions de classe 8 qu’au cours de la même période en 2024.
Pour le mois d’août qui vient de s’écouler, il y a eu un total de 13 000 unités commandées, soit 14% moins qu’en août 2024. Mince consolation, c’est tout de même 4% mieux qu’en juillet.

Pour un mois d’août, la moyenne sur 10 ans est de 23 135 unités, rappelle la firme spécialisée FTR, selon qui la volatilité des tarifs douaniers, les frictions commerciales et l’incertitude généralisée poussent les flottes à faire preuve de prudence dans leurs investissements.
Le segment des camions vocationnels a été touché, mais celui des véhicules autoroutiers de longue distance l’a été encore davantage, les flottes étirant le cycle de vie de leurs poids lourds plutôt que d’investir dans le renouvellement et la croissance de leurs parcs.
Selon Dan Moyer, analyste principal du marché des véhicules commerciaux chez FTR, la nouvelle ronde de tarifs entrée en vigueur le 7 août a fait particulièrement mal puisqu’elle a eu pour effet de pousser à la hausse les prix des véhicules, de leurs pièces et de certains composants clés.
D’autres dispositions relatives directement aux camions et à leurs composants pourraient être à venir, prévient le spécialiste.
Sans parler des normes d’émissions.
« L’incertitude qui entoure les normes de l’EPA en matière de NOx fait déjà en sorte que plusieurs flottent reportent leurs achats, ralentissant la demande à court terme alors que les pressions tarifaires pourraient supprimer encore davantage de commandes pour 2026 », estime M. Moyer.
Les flottes doivent par ailleurs assumer des coûts d’entretien plus élevés sur leurs camions vieillissants.
De leur côté, les fabricants de camions font face à des inventaires élevés de camions invendus et leurs concessionnaires doivent de plus en plus compter sur la vente de camions usagés et les départements de service pour faire rouler leurs entreprises, conclut l’expert de FTR.
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