Camo-Route lance le Comité gaz naturel comprimé
Le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie du transport routier, Camo-Route, a créé un comité spécial qui se penchera sur la question du gaz naturel comprimé dans le camionnage.
Ce comité a pour objectif d’identifier des pistes de solution pour répondre aux enjeux actuels qui entourent l’adoption et l’utilisation de la propulsion au GNC, et de mettre en œuvre et soutenir des stratégies concertées afin de promouvoir et favoriser le développement des compétences de la main-d’œuvre pour cette forme de propulsion.

Pour le moment, le comité est à un stade embryonnaire et il est composé d’un petit groupe comptant plusieurs acteurs de l’industrie comme EBI Énergie, Énergir, Cummins, Globocam, l’Association du camionnage du Québec, le Centre de formation en transport de Charlesbourg et le Centre de formation du transport routier de Saint-Jérôme. Un comité varié, composé d’organismes du secteur, mais aussi de détaillants, de concessionnaires, de manufacturiers et de formateurs. «Je pense que ce comité va aider à réunir les acteurs importants de l’industrie et du gaz naturel ensemble. Ça va aider au développement de cette technologie qui est bénéfique pour notre industrie», a affirmé Marc-André Caza, directeur général des ventes pour le marché routier chez Cummins.
Une première rencontre a eu lieu, ayant pour objectif de cartographier tous les enjeux liés au carburant, comme la main-d’œuvre, la législation, la réglementation, la certification, la formation ainsi que l’adoption des entreprises.
Promouvoir le gaz naturel
L’importance de faire connaitre le gaz naturel à travers toute l’industrie a été soulevée. «Il y a clairement de la sensibilisation à faire pour cette énergie auprès des entreprises», a déclaré Chloé Saint-Amand, alors directrice générale de Camo-Route. «Il y a encore de la désinformation et des perceptions erronées quant au gaz naturel qui font que les entreprises ne le considèrent pas comme une option et qui en freinent considérablement l’adoption.»
Cette sensibilisation est également importante en ce qui a trait à la formation. «On viendrait introduire une composante liée au gaz naturel avant que ces gens arrivent sur le marché du travail, ce qui va faciliter ensuite leur intégration dans des entreprises qui vont utiliser des carburants alternatifs comme le gaz naturel», a indiqué Francisco Doyon, conseiller, Développement gaz naturel pour véhicules chez Énergir.
«Les concessionnaires et les garages privés ont besoin de mécaniciens spécialisés dans les énergies alternatives», a ajouté Richard Prévost, représentant et formateur en gaz naturel chez EBI Énergie. «C’est très important que des techniciens et des chauffeurs soient formés pour ces carburants. Ce comité donc amène un nouveau souffle à notre industrie, un dynamisme vraiment souhaité et qui était très attendu.»
Chloé Saint-Amand espère que le comité prendra de l’ampleur, notamment avec le possible ajout d’acteurs importants comme le ministère des Transports et de la Mobilité durable, le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ainsi que la Société de l’assurance automobile du Québec, notamment pour inclure les paliers gouvernementaux. «On veut que cette technologie-là fasse partie du portfolio de notre gouvernement», a souligné Marc-André Caza.»
«Si le Québec continue à manquer de vision dans la complémentarité des énergies, nos efforts pourraient être invalidés par une réglementation qui limiterait les gens à l’électrification», a prévenu Richard Prévost. «Nous, on n’est pas contre l’électrification, on est juste contre le fait de mener les gens dans un entonnoir vers une solution unique, et ça, ce n’est pas normal.»
Le comité cherche à démontrer l’importance de la complémentarité des énergies alternatives. «Énergir est un défenseur de la complémentarité des énergies», a souligné Francisco Doyon. «On pense que, dans le transport, plusieurs énergies vont être utilisées selon les besoins spécifiques des entreprises.»
Chloé Saint-Amand n’exclut pas la possibilité que ce comité se penche éventuellement sur d’autres types de carburants, notamment l’hydrogène.
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