Chauffeurs inc. : la fin de la récréation a sonné, dit le ministre Lafrenière

Le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, la députée de Soulanges, Marilyne Picard, et le député de Beauharnois, Claude Reid, ont donné le coup d’envoi d’une série d’opérations visant à accroître la surveillance et la sécurité sur le réseau routier, notamment pour lutter contre le phénomène des camionneurs illégaux.

«La sécurité sur nos routes, c’est l’affaire de tous. Nous entendons l’exaspération des citoyens. On envoie un message clair à tous ceux qui ont de mauvaises intentions : la fin de la récréation a sonné», a déclaré le ministre Lafrenière. «L’ensemble des intervenants est mobilisé : la Sûreté du Québec, les corps de police municipaux et les contrôleurs routiers travailleront de concert pour faire respecter les lois et règlements.»

(Photo : SAAQ)

Claude Reid a souligné que l’initiative répond à une situation préoccupante dans sa circonscription :

«Depuis plusieurs mois, nous assistons à une croissance du nombre de camions et de voitures qui circulent sur l’autoroute 30 et la route 201, plus particulièrement dans la portion qui traverse Beauharnois. Cette initiative viendra sans aucun doute ralentir les ardeurs de certains conducteurs téméraires. Il en va de la sécurité de nos citoyens, et surtout de nos enfants. Je salue cette offensive commune, notamment pour contrer le camionnage illégal sur nos routes.»

Afin de renforcer la sécurité routière et de faire respecter les lois, la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal, le Service de police de la Ville de Gatineau, la Police provinciale de l’Ontario et le Service de police d’Ottawa mèneront des opérations simultanées sur des axes stratégiques. Parallèlement, Contrôle routier Québec procédera à des vérifications accrues dans les postes de contrôle. D’autres opérations sont prévues au cours des prochains mois.

«Soulanges est la porte d’entrée du Québec par les autoroutes 20 et 40. De nombreux camions y circulent quotidiennement. Malheureusement, nous avons été témoins de plusieurs accidents récents. Je me réjouis de cette opération, qui vise à la fois à réduire les accidents et à contrôler le poids des camions qui endommagent prématurément nos routes», a indiqué Mme Picard.

Enfin, le ministre Jonatan Julien a réitéré sa volonté de remettre rapidement les contrôleurs routiers sur le terrain, ceux-ci ayant vu leurs interventions non planifiées suspendues par le Tribunal administratif du travail le 6 mars 2025, dans le contexte de la lutte contre le phénomène Chauffeur Inc.

«Je suis conscient que la problématique Chauffeur inc. nuit à l’industrie du camionnage. Les contrôleurs routiers sont le premier rempart pour protéger la population contre ceux qui ne respectent pas nos règles en matière de transport lourd», a-t-il affirmé. «Depuis ma nomination, ma priorité est de m’assurer qu’ils retournent sur nos routes le plus rapidement possible. C’est une étape cruciale pour enrayer ce phénomène.»

Ce retour sur les routes des constables de Contrôle routier Québec est une demande importante formulée par l’Association du camionnage du Québec (ACQ) au gouvernement. L’ACQ avait déjà interpellé le premier ministre François Legault et l’ancienne ministre des Transports Geneviève Guilbault dans une lettre envoyée le 28 août 2025.

«Contrôle routier Québec (CRQ) a un mandat clair et essentiel : assurer la surveillance et le contrôle du transport routier des personnes et des biens, ainsi que prévenir et réprimer les infractions aux lois et règlements encadrant notre industrie. Or, l’absence de sa présence active sur le terrain crée un vide qui fragilise la sécurité routière et qui alimente les dérives au sein de notre secteur», a fait valoir Marc Cadieux, PDG de l’ACQ, dans cette lettre, en rappelant que l’organisation avait maintes fois interpellé le gouvernement sur le sujet, sans résultat jusqu’à présent.

Nous demandons donc au gouvernement d’agir de façon urgente afin de remettre CRQ sur les routes, pour qu’il puisse exercer pleinement ses responsabilités de contrôle, de prévention et de répression. Il en va de la sécurité des usagers de la route, de l’intégrité de notre industrie et de la confiance du public envers les institutions chargées de la protéger. »


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