Commandes de remorques en baisse : les fabricants réduisent leur cadence de production
Les fabricants de remorques américains ont reçu des commandes qui ont totalisé 5 961 unités au cours du mois de juillet, selon la firme spécialisée FTR. C’est 26 % mieux qu’en juin, mais une baisse marquée de 38 % par rapport à juillet 2023.
En fait, les commandes nettes de juillet ont été les quatrièmes plus basses des quatre dernières années. Les annulations de commandes se sont maintenues au-dessus de 30 % du total des commandes brutes.

Même si certains types de remorques ont davantage la cote et continuent de bien faire auprès des acheteurs, il semble clair que, dans l’environnement d’affaires actuel, les flottes préfèrent investir le capital auquel elles ont accès pour des unités motrices, notamment pour des préachats préventifs en vue des normes d’émissions 2027.
Selon FTR, la cadence de fabrication de remorques a ralenti de 10 % en juillet par rapport à juin et de 26 % sur une base annuelle. C’est ainsi qu’un total de 18 203 unités sont sorties des chaînes de montage, soit 19 % moins que la moyenne de fabrication pour un mois de juillet au cours des cinq dernières années.
Puisque le niveau de commandes demeure inférieur à celui des remorques fabriquées, les arriérés de production ont chuté de 13 219 unités pour s’établir tout juste au-dessus du seuil de 100 000 remorques en attente.
Dan Moyer, analyste principal en matière de véhicules commerciaux chez FTR, estime qu’un redressement potentiel du marché du fret pourrait mener à un retour à des carnets de commandes mieux garnis pour les fabricants, bien que cela demeure incertain, admet-il.
« Une récente enquête de FTR a révélé que les inventaires de remorques chez les concessionnaires au deuxième trimestre de 2024 étaient plus bas qu’au cours de l’année précédente, demeurant cependant bien au-dessus des niveaux idéaux. »
« Compte tenu de ces facteurs, les fabricants de remorques devront faire preuve de prudence et de précision dans la planification de leur production », met en garde M. Moyer.
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