Comment l’IA a influencé les opérations de Cascades

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Cascades a déployé l’intelligence artificielle à grande échelle dans le cadre d’un projet d’envergure décrit lors de la conférence La place de l’intelligence artificielle dans l’industrie du transport routier de marchandises, tenue par le Carrefour logistique de HEC Montréal et la Fondation pour la formation en transport routier de marchandises.

L’entreprise a étalé son adoption de l’IA sur plusieurs années en commençant avec le déploiement d’un ERP en 2012, suivi par la création du centre d’expertise en logistique en 2015, le déploiement du TMS en 2016, la collaboration avec le développeur Scale.AI en 2017 pour finir avec le premier déploiement d’intelligence artificielle en 2020.

«Ça nous permet d’avoir une visibilité centralisée de nos données et de nos transactions, mais ça voit aussi nos anomalies. Ça fait vraiment la lumière sur qu’est-ce qui se passe dans l’entreprise», a déclaré Louis Rompré, directeur de l’intelligence artificielle chez Cascades.

L’entreprise avait mené un sondage auprès de ses employés pour déterminer les meilleurs domaines où déployer des solutions d’IA. La logistique est le secteur où il y a le plus de demandes, suivi de la production.

Louis Rompré et Julie Robert (Photo : David Simard-Jean)

Optimisation des opérations

L’outil de Cascades s’appelle Optimus. Il a notamment été utilisé dans la région de Niagara Falls, là où est située GreenPack, une papeterie d’envergure. Elle fournit une moyenne de 145 voyages par jour, que ce soit au Canada ou aux États-Unis.

L’intelligence artificielle a principalement servi à Cascades pour réduire ses coûts de transport, car elle calculait les kilomètres parcourus et ceux à vide, ce qui lui permet d’optimiser les futurs trajets, surtout avec le réseau de la compagnie qui s’étale un peu partout sur le continent. «Donc, il y a beaucoup d’interactions, il y a beaucoup d’optimisation à faire. Et quand on a vu ce réseau, on s’est dit qu’on avait des problèmes d’optimisation à régler dans la région», a affirmé M. Rompré «Le système est capable de nous faire des scénarios hyper complexes qui vont vraiment réduire le kilométrage à vide sur tout notre réseau.»

Optimus a aussi permis à Cascades de réduire son empreinte écologique. «C’est très important pour nous, parce que de plus en plus nos clients nous demandent quelle est votre empreinte écologique. Maintenant, on peut dire qu’on la calcule avec l’outil, mais aussi qu’on fait des efforts. Cascades est née avec cette philosophie d’aider l’environnement, donc c’est un outil qui nous a beaucoup aidés, pas juste au niveau financier, mais aussi écologique», a souligné Julie Robert, directrice corporative de la logistique et de la distribution chez Cascades.

L’humain derrière l’IA

Selon M. Rompré et Mme Robert, c’est surtout tout le travail humain qui a fait le succès du déploiement de l’IA chez Cascades.

«Il faut assigner les bonnes personnes à ce projet», a expliqué M. Rompré, ajoutant que l’arrivée de Mme Robert en tant que responsable a apporté une grande motivation dans la compagnie. «Gardez toujours en tête qu’il faut vraiment avoir en place la bonne ressource en fonction des compétences et de l’intérêt dans de tels projets. L’intérêt amène la motivation et le désir que ça fonctionne.»

Il était important pour Cascades de travailler avec ses partenaires pour le déploiement de l’IA, malgré tous les défis que cela amène. «C’est difficile à l’interne, mais c’est autant difficile avec des partenaires», a indiqué M. Rompré, ajoutant qu’il faut en effet trouver un alignement avec la PME, le transporteur, les grands manufacturiers et l’entreprise d’IA.

«Mais quand on y croit, quand on montre ce que ça peut faire, les gens le réalisent. Puis, ensemble, on a fait quelque chose d’extraordinaire», a déclaré Mme Robert. «Moi j’y crois à l’intelligence artificielle, mais il faut faire ça ensemble.»


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