Conception du troisième lien à Québec : 23 groupes lèvent la main

Le gouvernement du Québec estime qu’un nouveau lien interrives est nécessaire à Québec pour des raisons de sécurité économique, advenant le cas où les camions ne puissent plus circuler sur le pont Pierre-Laporte, le seul qui puisse les accueillir présentement.

À la suite de la publication d’un appel d’intérêt à l’international pour ce projet de troisième lien, le cabinet de la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, annonce que 23 entreprises ont déposé une proposition jugée recevable.

Selon le cabinet de la ministre, ce résultat démontrerait l’intérêt du marché à réaliser ce projet en mode collaboratif.

Camions et autos, vus de face, circulent sur le pont Pierre-Laporte.
Si le pont Pierre-Laporte ne devait plus être accessible aux camions de marchandise, un lien routier supplémentaire serait nécessaire pour des raisons de sécurité économique, estime le gouvernement Legault. (Photo : MTMD)

Au moins deux entreprises candidates à la conception/construction du nouveau pont sont du Québec, mais la grande majorité sont des multinationales. Élément important : toutes ont des bureaux d’affaires au Québec.

Par voie de communiqué, le cabinet de Mme Guilbault précise que, au cours des prochaines semaines, le cabinet KPMG organisera des entretiens entre les entreprises intéressées et des représentants du ministère des Transports. Ensuite, les résultats de ces rencontres seront analysés de manière indépendante, assure-t-on.

« Le 11 octobre dernier, j’annonçais que notre gouvernement se lançait à la recherche d’un partenaire pour construire le troisième lien entre Québec et Lévis. Pour la première fois, nous interpellions le marché et les entreprises qui feront de cet important projet une réalité, une étape extrêmement concrète et déterminante pour la suite », a déclaré la ministre Guilbault.

Elle qualifie la réponse à cet appel d’intérêt « d’engouement du marché » et d’excellente nouvelle pour la grande région de Québec et tout l’est de la province.

Rappelons que l’Association du camionnage du Québec (ACQ) a appuyé cette nouvelle mouture de projet de troisième lien pour des raisons de sécurité économique, malgré le rapport de CDPQ Infra qui estimait que l’achalandage ne justifiait pas l’érection d’un tel ouvrage.


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