Contraction de l’économie canadienne aux prochains trimestres en raison notamment des tarifs douaniers

Selon la dernière édition du rapport Perspectives trimestrielles des PME de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), l’économie canadienne devrait connaître un taux de croissance négatif aux deuxième et troisième trimestres de 2025.

Selon les prévisions et estimations réalisées par la FCEI en collaboration avec AppEco, la croissance du PIB a chuté de 0,8 % au T2 et devrait baisser encore de 0,8 % au T3. Le taux d’inflation basé sur l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé à 1,8 % au T2 et devrait remonter légèrement pour atteindre 1,9 % au T3.

Le taux de postes vacants du secteur privé canadien s’est quant à lui maintenu à 2,8 % au T2 2025, ce qui représente 397 500 postes à pourvoir.

(Photo : iStock)

«Alors qu’on prévoit une contraction de l’économie, parallèlement, certains indicateurs montrent des signes de stabilisation. L’inflation reste stable, ce qui nous permet d’envisager un assouplissement de la politique monétaire pour la deuxième moitié de l’année. Toutefois, avec l’inflation à 1,9 % au Canada et la croissance inattendue de l’emploi en juin, la Banque du Canada pourrait décider de maintenir son taux directeur le 30 juillet», a expliqué Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche de la FCEI.

Une analyse spéciale sur l’impact des tarifs douaniers sur les chaînes d’approvisionnement fait ressortir que la plupart des PME s’attendent à des perturbations à long terme, à l’étranger et au Canada. La FCEI recense également que depuis mars 2025, les défis liés à la chaîne d’approvisionnement touchent plus d’entreprises. Le commerce de gros et la fabrication sont les secteurs les plus touchés par les retards à la frontière Canada-États-Unis.

«Les tergiversations autour de la situation tarifaire minent la confiance des PME, ce qui se traduit par le report ou l’annulation d’investissements», a souligné M. Gaudreault. «Avec les tensions qui persistent, plus d’entreprises s’adapteront tranquillement aux menaces tarifaires et trouveront des solutions de rechange.»


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