Débardeurs de Montréal : 90,7 millions $ mis à risque à chaque jour de grève, disent les administrateurs

Depuis ce matin à 7h00, les débardeurs des terminaux Viau et Maisonneuve du port de Montréal ont entamé une grève qui doit durer jusqu’à jeudi matin.

Par communiqué, l’Association des employeurs maritimes (AEM) se dit très déçue de ce dénouement, affirmant que jusqu’à la toute fin elle espérait que les parties puissent trouver un terrain d’entente pour que les activités se poursuivent.

Vue du pare-brise d’un camion qui arrive à un terminal Termont au port de Montréal.
(Photo : Port de Montréal)

« Que ce soit par la médiation, soutenue par le Service fédéral de médiation et de conciliation, ou devant le Conseil canadien des relations industrielles en audience d’urgence cet après-midi [hier], nos démarches n’ont pas porté fruit », dit l’AEM.

« La priorité de l’AEM demeure la signature d’une convention collective négociée dans les meilleurs délais », ajoute l’association qui représente l’opérateur de terminaux Termont.

Pas de service aux camions

L’Administration portuaire de Montréal (APM) a de son côté publié une mise à jour plus tôt aujourd’hui, confirmant que la grève annoncée était bien amorcée aux terminaux Viau et Maisonneuve.

« L’accès aux terminaux est interdit et aucun service au rail, aux navires, ni aux camions n’est fourni », écrivent les dirigeants du port, précisant que les terminaux à conteneurs Bickerdike, Cast, Racine et CanEst demeurent en activité.

Les terminaux de vrac solide Logistec (Montréal et Contrecoeur), les terminaux de vrac liquide et le terminal céréalier (Viterra) poursuivent eux aussi leurs opérations.

L’APM fait, elle aussi, état de sa déception face à l’arrêt de travail.

« Cette situation a pour effet de priver les entreprises du Québec et du Canada d’environ 40 % de la capacité de manutention de conteneurs du Saint-Laurent dans une période cruciale alors que les marchandises destinées à la période des fêtes, tant en import qu’en export, doivent transiter par le Port de Montréal », dit l’APM.

Selon les estimations de l’APM, chaque jour d’interruption met à risque 90,7 millions $ d’activités économiques.

« Lorsqu’un conflit de travail survient, les utilisateurs du Port adoptent rapidement de nouveaux comportements et l’impact économique du Port de Montréal s’en trouve grandement affecté. Toutes les données démontrent à quel point les activités menées au Port de Montréal sont essentielles, non seulement pour le Québec, mais aussi pour l’ensemble du Canada », déclare  Julie Gascon, présidente-directrice générale de l’APM.

À compter de demain, les débardeurs de plusieurs ports de la côte Est américaine, y compris celui de New York-New Jersey, doivent aussi déclencher un mouvement de grève.


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