Début de la grève de 10 jours aux traverses de Québec et Matane

C’est aujourd’hui que les membres du Syndicat national des traversiers du Québec-CSN déclenchent dix jours de grève sur les traverses de Québec-Lévis et de Matane-Baie-Comeau-Godbout, ainsi qu’à l’atelier de réparation navale de Québec.

Le syndicat a récemment adopté à 90% un mandat de moyens de pression incluant une banque illimitée de jours de grève.

Groupe de grévistes des traversiers avec bannières CSN
Cette ligne de piquetage a été érigée plus tôt aujourd’hui à Matane. (Photo : CSN)

Détour de plus de 200 km pour les camionneurs

L’arrêt de service entre Québec et Lévis n’aura que peu d’impact sur les camionneurs, qui disposent du pont Pierre-Laporte pour franchir le fleuve.

C’est autre chose pour les transporteurs qui utilisent généralement le traversier de Matane et qui devront se rabattre sur celui de Rivière-Loup, 202 kilomètres plus à l’ouest.

Pas de convention depuis plus de deux ans

« Pour nous, la grève, c’est vraiment le moyen de pression ultime. On aurait préféré régler bien avant aujourd’hui, mais la Société des traversiers du Québec (STQ) s’est traîné les pieds tout au long de notre négociation et on ne figure pas dans les priorités du gouvernement », estime le président du syndicat, Patrick Saint-Laurent.

Ces travailleurs sont sans convention collective depuis le 1er avril 2023 et déplorent être à leur troisième année sans augmentation de salaire dans un contexte de forte inflation.

« Il y a des salarié-es qui sont encore payés à peine plus de 20 $ l’heure pour travailler sur les navires de la STQ et nous, on trouve ça inacceptable », renchérit Pierre Emond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

« Pour la CSN, il y a clairement une crise dans le transport au Québec. Au lieu de s’y attaquer et de planifier un financement adéquat pour bien rémunérer les salarié-es et bâtir des infrastructures durables, qui offriront un service fiable à la population, le gouvernement préfère engloutir des milliards dans un projet de 3e lien de plus en plus critiqué, ce qui ne fait qu’aggraver la situation », ajoute François Enault, premier vice-président de la CSN.


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