Des camions d’Hydro-Québec vandalisés sur fond de négociation de convention collective
Des syndiqués d’Hydro-Québec ont décidé de sensibiliser le public à la négociation de leur prochaine convention collective en bariolant des camions de la société d’État de slogans favorables à leur cause.
« À ce jour, nous avons répertorié environ 500 différents cas de vandalisme. Le coût du nettoyage atteint 220 000 $. Nous allons demander au syndicat d’en défrayer les coûts », affirme Maxence Huard-Lefebvre, porte-parole d’Hydro-Québec, dans un échange de courriels avec Transport Routier.

Selon des photos qui ont circulé sur Internet, certains camions d’Hydro ont été peints de slogans jusque dans la fenêtre du conducteur, nuisant à la visibilité et, par conséquent, à la sécurité routière.
Par ailleurs, et tous les gestionnaires de flottes le conçoivent bien, plus les camions passent de temps dans les ateliers pour être nettoyés de leurs graffitis, moins ils sont disponibles pour prendre la route afin que leurs occupants effectuent leurs tâches régulières, comme l’émondage préventif ou la réparation de pannes de courant.
« On est fiers d’Hydro-Québec et on veut que nos employés soient fiers de réaliser leur métier. Mais des gestes pareils ne sont pas à la hauteur de la fonction. On est déçus de l’attitude du syndicat. Ainsi, nous demandons que cessent ces actes de vandalisme », conclut le porte-parole d’Hydro-Québec, ajoutant que l’employeur négocie de bonne foi et s’est déjà entendu avec trois autres de ses syndicats.
Le local 1500 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, affilié à la FTQ) représente les 6 000 employés de métiers d’Hydro-Québec.
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