Écocamionnage est de retour avec un budget bonifié de 415 millions $ sur cinq ans

L’annonce était attendue depuis longtemps, et la confirmation a eu lieu hier avec le dévoilement du Plan de mise en œuvre 2025-2030 du Plan pour une économie verte 2025 : le programme Écocamionnage est relancé avec un budget de 415 millions de dollars sur cinq ans.

Il s’agit d’une bonification de 85 millions de dollars par rapport au programme précédent qui avait été suspendu temporairement en septembre dernier, victime de son succès, les sommes budgétées ayant été toutes attribuées.

Image: Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. 

Le Plan dévoilé par le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Benoit Charette, prévoit des investissements de 3,9 milliards de dollars sur cinq ans pour le secteur des transports, dont :

  • 433,1 millions $ pour le volet « recharge » du Programme Roulez vert;
  • 5,9 millions $ pour soutenir le déploiement de la recharge;
  • 53,5 millions $ pour appuyer l’implantation de bornes sur route et hors réseau;
  • 308,4 millions $ pour le Programme de soutien au secteur privé pour les bornes de recharge rapide publiques.

Le Plan cible la présence d’ici 2030 de 6 700 bornes de recharge rapide publiques, dont 2 530 sur le Circuit électrique

Il annonce aussi le développement d’un service de livraison décarboné dans le corridor de transport 100% électrique entre Québec et Montréal, pour lequel Propulsion Québec a reçu une aide financière gouvernementale. Ce projet pilote, qui constitue une première au Québec, permettra de développer un savoir-faire en matière de livraison par véhicules lourds électrifiés.

«Le projet ne se limite pas à l’acquisition de véhicules lourds électriques : il prévoit aussi un partage des équipements entre les différents clients afin d’optimiser les chargements et ainsi réduire le nombre de remorques nécessaires pour transporter le même volume de marchandises. En misant sur une approche collaborative et des pratiques logistiques plus efficientes, ce projet marque une avancée importante vers un modèle de livraison décarboné et innovant», peut-on lire dans le Plan.

Au moment où nous avons joint Marc Cadieux, PDG de l’Association du camionnage du Québec, il attendait toujours d’avoir des précisions entourant les détails de l’annonce. «Ce programme était sur pause depuis le 6 septembre. Nous avons mis énormément de pression sur le gouvernement avec d’autres partenaires pour la reconduction du programme», nous a-t-il dit.

Un montant de 35 millions $ sera consacré à Écocamionnage pour l’année en cours, mais nous n’avons pas, pour le moment, la ventilation des sommes qui seront consenties au cours des quatre années subséquentes. «C’est bien sûr une excellente nouvelle pour l’industrie, qui attendait qu’un budget soit alloué, mais il restera a connaitre les détails de l’application des différents volets du programme», ajoute M. Cadieux.

Propulsion Québec, accueille favorablement les mesures annoncées dans la cinquième édition du Plan de mise en œuvre du Plan pour une économie verte.

«Malgré un contexte économique incertain, le gouvernement du Québec maintient son engagement à décarboner le secteur des transports. Il choisit de miser sur des filières stratégiques qui contribuent à une économie plus verte, innovante et résiliente. Les entreprises du secteur des transports zéro émission ont besoin de prévisibilité pour investir et innover et ce plan contribue à offrir une orientation claire», a déclaré Michelle LLambias Meunier, présidente-directrice générale de Propulsion Québec.

 L’organisme invite toutefois le gouvernement à demeurer attentif au rythme de décaissement des sommes budgétées pour éviter des fermetures prématurées des programmes en cours d’année. 

Le financement des actions du Plan de mise en œuvre 2025-2030 provient en grande partie du Fonds d’électrification et de changements climatiques (FECC) et de crédits ministériels. Le FECC est quant à lui alimenté principalement par les revenus du marché du carbone et par la quote-part versée annuellement au gouvernement du Québec par les distributeurs d’énergie.


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