ExpoCam 2025 : des exploitants de flotte racontent leur expérience avec l’électrification
Trois exploitants de flotte ont profité du Forum sur la transition énergétique d’ExpoCam 2025 pour raconter leur expérience d’électrification.
Les véhicules électriques sont plus efficaces sur de courtes distances avec des chargements légers. C’est un gros changement par rapport aux véhicules diesel réguliers et c’est un facteur important dont il faut tenir compte dans sa transition énergétique.

C’est ce qu’a fait GLS Canada. «On a beaucoup travaillé en équipe chez GLS. On a mis nos forces ensemble, on a travaillé avec les opérations et les achats et on a vraiment pris le temps de prévenir au maximum les coups pour avoir une intégration assez douce», a expliqué Mélanie Camara, directrice de l’environnement et du développement durable.
«Nous avons choisi dès le début de mettre les camions électriques sur des routes plus courtes parce que nous voulions vraiment être assurés au niveau opérationnel qu’il n’y avait pas de différence avec un véhicule régulier. Donc, même si on avait moins de bénéfices à la fin de la journée, on rassurait tout le monde en faisant ça», a-t-elle ajouté.
Pour Kevin Lambert, directeur des opérations et garanties pour Groupe Robert, l’adoption de véhicules électriques a apporté de nouvelles considérations à l’entreprise. «On devient obligé de se poser des questions qu’on ne s’est jamais posées», a-t-il affirmé. «Je vous dirais que, pour nous, la première étape, c’est de planifier les routes. On évalue ça de façon à savoir où on va recharger, quelle sera la puissance nécessaire et, après ça, on installe les bornes de recharge.»
Pour Edwin Richard, directeur des projets spéciaux et du développement durable chez Nationex, les transporteurs peuvent vite s’adapter à ce changement opérationel. «Au fur et à mesure qu’on avance dans notre électrification, on se rend compte, finalement, qu’on est capable d’aller un peu plus loin et de faire des choses un peu plus différentes que d’habitude. Et ça nous amène à avoir des réflexions qu’on n’aurait probablement pas eues si on n’avait pas fait cette adaptation.»
Il ajoute que l’électrification peut amener de nouvelles opportunités pour les entreprises. «On offre une valeur ajoutée qui est autre que juste “on livre vos colis”. En ayant l’électrification au cœur de nos conversations, ça ouvre énormément de possibilités avec nos clients et les futurs clients qu’on n’aurait jamais eus.»
Une autre clé pour le succès de l’électrification, c’est l’implication de l’ensemble de l’entreprise dans la transition, plus particulièrement les gestionnaires de flotte et les chauffeurs afin qu’ils ne se sentent pas perdus et que la transition soit fluide. Cela se fait surtout au moyen de la formation.
«Il faut prévoir au maximum la formation avec les chauffeurs et les opérateurs pour s’assurer qu’une fois qu’on mettrait les camions électriques en action, on n’aurait pas vraiment de différence avec nos camions réguliers», a expliqué Mélanie Camara.
M. Lambert est du même avis. «Il faut mieux les former pour qu’ils soient en mesure de nous donner les résultats qu’on veut et qu’ils soient à l’aise avec le camion.»
Il souligne aussi que cette formation doit se faire avec les mécaniciens et les autres responsables de l’entretien des véhicules. Groupe Robert avait déjà prévu cet enjeu et avait envoyé des mécaniciens faire des formations en mécanique de véhicules lourds électriques.
S’il y a un conseil que les flottes ont donné lors du panel, c’est qu’il faut ne faut pas hésiter à se lancer et à essayer cette technologie. «Commencez, essayez», a lancé Mme Camara. «Si on cherche la parfaite solution, on va la chercher longtemps, parce que tout évolue tellement rapidement que c’est certain qu’il va y avoir quelque chose de mieux qui va arriver dans les prochaines semaines ou les prochains mois. C’est au début qu’on apprend énormément.»
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