ExpoCam 2025 : les enjeux de la transition énergétique

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ExpoCam 2025 a accueilli le tout premier Forum sur la transition énergétique de son histoire. Pour cette première édition, il allait de soi de tenir un panel ayant pour sujet… la transition énergétique!

Cette conférence a réuni des experts du domaine, plus précisément : Marc-André Caza, directeur général des ventes pour le marché routier au Québec chez Cummins; Martin Blanchet, directeur des ventes nationales pour les énergies alternatives chez Peterbilt Motors; Wassim Kanso, directeur principal de la transition énergétique chez Filgo ainsi que Kevin Lambert, directeur des équipements et garanties chez Groupe Robert. Ils ont en profité pour faire le point sur l’état de la transition énergétique au Québec.

De gauche à droite, Marc-André Caza, Martin Blanchet, Wassim Kanso, Kevin Lambert et Cédrick Lalaizon, conseiller stratégique de projets spéciaux pour le Corridor d’échange France-Québec pour la Vallée de la transition énergétique (Photo : David Simard-Jean)

De nombreuses options

De nombreuses technologies propres sont à la portée des transporteurs, chacune ayant son lot de qualités et de défauts.

La batterie électrique a l’avantage d’être la technologie la plus connue et celle disponible dès maintenant, mais elle reste assez limitée au niveau opérationnel. «C’est financièrement rentable et c’est une merveilleuse technologie», a fait part Wassim Kanso. «On y croit fortement, mais il y a des défis en ce qui a trait au transport lourd et de longue distance aujourd’hui.»

L’hydrogène peut pallier aux problèmes de performance des camions électriques, la technologie étant efficace pour les longs trajets. Cependant, elle en est encore dans ses balbutiements et est loin d’être offerte partout. «Le défi de l’hydrogène aujourd’hui, c’est le manque de financement des infrastructures de distribution. Malheureusement, on n’est pas suffisamment appuyé et on aimerait l’être», a ajouté M. Kanso.

Le gaz naturel a longtemps été négligé, mais il devient de plus en plus une option de choix pour certains transporteurs. M. Caza voit lui-même à quel point la technologie a évolué. «C’est une technologie qui est disponible maintenant et qui performe très bien, mais ça n’a pas toujours été le cas. Dans le passé, avec notre 12 litres, on avait un manque de puissance. Au Canada, c’était un moteur qui fonctionnait, mais selon l’application, c’était un peu plus difficile. Nous avons remédié à cela avec notre nouveau 15 litres. Et les commentaires qu’on entend, c’est qu’en comparaison avec un moteur diesel, un moteur au gaz naturel va avoir une meilleure puissance.»

M. Caza fait référence au moteur Cummins X15N, le nouveau moteur au gaz naturel du fabricant qui est maintenant commercialisé au Québec. Filgo croit aussi au potentiel de ce moteur, n’hésitant pas à exposer lors du salon un camion au gaz naturel muni du moteur de Cummins.

M. Blanchet a également fait part de la possibilité d’utiliser un camion hybride. «Un camion hybride offrirait beaucoup d’avantages en ce qui a trait aux normes de l’EPA. Il nous aiderait à faire de gros progrès. Imaginez, par exemple, effectuer de courtes distances avec la portion hybride et lorsqu’on va en longue distance, on utilise le diesel.»

Bouquet énergétique

«On croit fondamentalement que c’est le bouquet énergétique qui va permettre de décarboner et d’atteindre nos objectifs de réduction des GES», a affirmé M. Kanso. «Je pense qu’on a tout intérêt, pour accélérer les chose, à utiliser toutes les technologies qui sont disponibles.»

Ses collègues sont du même avis, croyant que la transition énergétique ne se fera pas en adoptant une seule technologie, mais plutôt en créant un écosystème composé de plusieurs carburants alternatifs, selon lequel convient le mieux.

«On est capable, en fonction de l’infrastructure qui est disponible, d’arriver à utiliser la bonne énergie et la bonne technologie au bon moment et au bon endroit», a expliqué M. Caza.

Un choix qui vous convient

Ce bouquet énergétique permet aux transporteurs de choisir la technologie qui convient le mieux à leurs opérations.

«Prenez la technologie qui vous intéresse, celle qui vous interpelle, et essayez-la. Tirez vos propres conclusions et faites votre propre expérience», a souligné M. Blanchet. «Après, vous pouvez toujours aller voir quelqu’un pour vous informer, ce n’est jamais mauvais mais, éventuellement, il faut sortir du théorique et embarquer dans l’action.»

«Si vous avez des questions, on est à l’écoute. On est capable de vous aider et on est prêt à vous aider. En fin de compte, ce qui est important, c’est qu’on décarbone, peu importe la solution qui fonctionne pour vous», a ajouté Kevin Lambert.

Le représentant de Groupe Robert conseille aussi de garder un œil sur la façon dont la technologie durable évolue, car elle a la possibilité d’offrir très vite de nouvelles solutions écologiques. «Une chose est sûre, c’est que les choses sont allées vite au cours des cinq dernières années mais, dans les cinq prochaines, ce sera incroyable la vitesse avec les choses évolueront. Donc, on reste à l’affût et on regarde ce qui sera offert.»


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