Grève des chemins de fer possible à partir du 22 août

Le tribunal du travail du Canada estime que les services fournis par les employés des chemins de fer ne constituent pas un travail essentiel, ce qui ouvre la voie à une véritable grève dans moins de deux semaines.

Dans deux décisions rendues vendredi, le Conseil canadien des relations industrielles a déclaré qu’un arrêt de travail ne constituerait pas un «danger grave» pour la santé ou la sécurité publique, malgré les préoccupations relatives à la sécurité alimentaire, à l’approvisionnement en carburant et au traitement de l’eau.

Train du CN au Québec
Photo: CN

Par conséquent, en cas d’arrêt de travail, les employés des deux principaux chemins de fer ne seraient pas contraints de continuer à transporter des marchandises, y compris des produits clés tels que le chlore pour l’eau et le propane pour les centres de soins.

La période de réflexion de 13 jours ordonnée par le tribunal signifie que si de nouveaux contrats ne sont pas conclus, une grève nationale pourrait avoir lieu dès le 22 août.

Les expéditeurs et les producteurs affirment que l’action potentielle des travailleurs du CN ou du CPKC, ou des deux simultanément, interromprait le trafic de marchandises, engorgeant les ports et perturbant les industries.

En mai, le ministre du travail de l’époque, Seamus O’Regan, a demandé au conseil des relations industrielles d’examiner si un arrêt de travail mettrait en péril la santé et la sécurité des Canadiens, après que le syndicat eut voté à une écrasante majorité en faveur d’un mandat de grève.

«Depuis le début, les cheminots n’ont cherché qu’à obtenir un accord juste et équitable. Malheureusement, les deux compagnies ferroviaires exigent des concessions qui pourraient déchirer des familles ou mettre en péril la sécurité ferroviaire. Les travailleurs du rail se sont battus pendant des décennies pour une industrie plus sûre et plus humaine, et nous n’accepterons pas de revenir en arrière», a affirmé Paul Boucher, président de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada, dans un communiqué.

Le syndicat déposera un préavis de grève de 72 heures avant tout arrêt de travail.


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