Histoire de camionneur, de lunchs santé et de solidarité
Jean-Frédéric Gauvin est l’archétype de la nouvelle génération de camionneurs. Il aura bientôt 29 ans et n’est dans le métier que depuis deux mois. Diplômé du CFTR de Saint-Jérôme, il a décroché un emploi chez un grand transporteur de la région de Montréal pour qui il fait du transport local et régional.
Il fait des livraisons dans des épiceries. Ses journées débutent à Montréal et l’amènent parfois jusqu’à Québec ou dans la Beauce. Il est de retour à la maison tous les soirs.

Ses priorités ne sont pas les mêmes que les plus vieux routiers qui enfilent jusqu’à 60 heures par semaine. Et il prend soin de sa santé.
« C’est très rare que je fais des shifts plus petits que 11 heures. Je fais juste du quatre jours par semaine, donc je fais environ 45 heures en quatre jours. Ça me laisse une qualité de vie pour quand même ne pas tout le temps être sur la route », confie-t-il en conversation avec Transport Routier.
Jean-Frédéric conduit pratiquement toujours des Cascadia de Freightliner, à cabine de jour.
« Je suis très content de ça, je les adore. J’aime la visibilité, la disposition des commandes. Pour ce que je fais, je suis très content d’avoir des beaux Freightliner », nous dit le jeune homme.
« Ça ne fait pas longtemps que je suis camionneur, ça a toujours été un rêve. Et à date je ne regrette pas du tout mon choix. C’est vraiment un beau métier, avec ses défis », dit-il en éclatant de rire.
« Il faut prendre soin de sa santé. C’est dur sur les jambes, sur le cou, il faut s’étirer. »
Et il faut bien s’alimenter.
Idées et solidarité pour manger santé sur la route
On l’a vu plus tôt, Jean-Frédéric prend soin de sa santé. Et ça inclut une bonne alimentation, ce qui peut parfois être un défi sur la route.
Comme les camions qu’il conduit sont à cabine de jour, pas question d’utiliser un micro-ondes ou une autre forme de plaque chauffante à bord d’un espace restreint.
Ses lunchs doivent donc être des repas froids qui se conservent dans un sac isotherme mais, au bout d’un moment, il a eu l’impression d’avoir un peu fait le tour des possibilités et s’est adressé à un groupe Facebook composé de gens qui s’échangent des recettes qu’on peut réaliser à petit prix.

« Je suis camionneur et j’essaie de rester en santé et économe. Je suis à la recherche de plats simples, vites, froids, économiques », a-t-il écrit dans son appel à tous sur le réseau social.
Il a reçu un déluge de réponses. Nous avons arrêté de compter après une cinquantaine. Et pas une seule farce plate, aucun commentaire haineux comme c’est trop souvent le cas en ligne.
L’un propose des œufs cuits durs, une autre rappelle que pour des wraps ou autres formes de sandwichs chauds, le pain naan a moins tendance à se détremper, une autre encore propose le couscous pour varier du riz. Le thon sous toutes ses formes semble aussi avoir la cote.
Une internaute, elle-même conjointe de camionneur, a suggéré de nombreux repas pratiques et nutritif pour la route, par exemple des salades de pâtes avec jambon.

Que mangent les camionneurs? Reportage à revoir
Une autre participante a pour sa part suggéré à Jean-Frédéric de revoir un reportage de l’émission L’épicerie, qui se consacrait justement à l’alimentation des camionneurs qui, de plus en plus, s’éloignent des repas lourds et gras.
On peut notamment y voir un routier d’expérience qui fait de la longue distance et qui, avant de partir pour plusieurs jours, remplit le frigo de son camion de petits plats qu’il a lui-même mitonnés à la maison.
Pour en savoir plus ou emprunter des idées, vous pouvez revoir ce reportage télé en cliquant ici.
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