Jacques DeLarochellière met la table à Isaac Horizon 2025

Isaac Horizon, la conférence annuelle des utilisateurs d’Isaac Instruments, s’est mise en branle ce matin avec le traditionnel discours d’ouverture du PDG et cofondateur Jacques DeLarochellière. Dans un des contextes les plus difficiles pour l’industrie au cours des dernières années, il a invoqué l’importance de bâtir des partenariats solides et a expliqué les piliers stratégiques sur lesquels Isaac compte s’appuyer.

«Pour moi, la situation actuelle dans le camionnage est la pire situation qu’on a vue depuis 40 ans. Si on me demandait de définir 2025 en un mot, ce serait partenariat», a-t-il lancé. Pour le patron d’Isaac, les nombreux défis qui assaillent l’industrie sont aussi une occasion de resserrer les liens et de bâtir des partenariats plus solides. « En tant qu’entreprise technologique, nous voulons réduire vos coûts de toutes les façons possibles. Ça fait partie du partenariat qu’on a ensemble.»

Jacques DeLarochellière (Photo: Isaac)

Sur la scène d’Horizon 25 trônait une petite table sur laquelle le président d’Isaac n’a pas hésité à monter, appuyant son message d’une touche théâtrale. Elle était là pour illustrer Isaac : une plateforme qui repose sur quatre pattes de longueur égale — l’exécution, l’innovation, la cybersécurité et la santé financière. Deux d’entre elles – l’exécution et l’innovation – sont visibles, les deux autres moins, mais toutes sont indispensables.

«L’exécution, c’est livrer au quotidien. L’innovation, c’est penser à demain. La cybersécurité, c’est éviter un accident. Et la santé financière, c’est durer longtemps », a résumé M. DeLarochellière.

Le dirigeant ne pouvait pas passer à côté du sujet technologique de l’heure, l’intelligence artificielle, qu’il compare à «un moteur de recherche sur les stéroïdes». Il a rappelé qu’Isaac a formé son équipe interne d’intelligence artificielle il y a cinq ans, avant même que le sujet ne devienne à la mode. L’objectif était clair : donner accès aux transporteurs à cette technologie sans qu’ils aient à embaucher eux-mêmes des spécialistes. Et il a exhorté les transporteurs à profiter de l’IA travers Isaac s’ils ne le font pas déjà, «car leurs compétiteurs l’utilisent déjà.»

Pour illustrer la valeur concrète de l’exécution, le PDG a cité le cas d’un client intermodal exploitant 1 200 tracteurs parcourant chacun 5 600 km par mois. En cinq ans, son score au Coach Isaac est passé de 83 à 92 %. Résultat : des économies de 5 millions de litres de carburant, équivalant à 7 millions de dollars.

«Le lien est direct entre le score du Coach Isaac et la consommation, a-t-il expliqué. Une hausse de 10 % du score réduit la consommation de 4,5 %. Et les gains se maintiennent dans le temps.»

Dans la troisième « patte » de sa table, Jacques DeLarochellière a insisté sur la cybersécurité, qu’il décrit comme une responsabilité partagée.

«Saviez-vous qu’une entreprise peut vendre un logiciel sans protection, et qu’il n’existe aucune obligation légale pour encadrer ça ? Contrairement à l’alimentation, aux médicaments ou aux véhicules, il n’y a pas d’agence gouvernementale qui vérifie les logiciels », a-t-il souligné.

Isaac a choisi de se soumettre volontairement aux audits les plus exigeants en matière de cybersécurité. «On le fait pour protéger la compagnie, pour protéger notre clientèle. Saviez-vous que c’est les compagnies qui sont certifiées, et non pas les produits? La certification, ça commence par qui a la clé de la porte, qui a le code pour le système d ‘alarmes. La confidentialité des papiers qui traînent sur un bureau. C’est d’abord une mentalité et une culture.»

Son conseil : toujours demander les certifications avant de partager des données sensibles, et vérifier si elles couvrent l’entreprise au complet. «Je souhaiterais qu’il existe une réglementation pour nous protéger tous, mais on n’y est pas encore.»

Enfin, la quatrième patte, plus discrète mais fondamentale, c’est celle de la santé financière. «Si on n’est pas en santé financière, on ne peut pas investir dans la sécurité, l’innovation et l’exécution», a-t-il rappelé.


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