La députée de Rimouski se joint au mouvement citoyen qui exige le prolongement de l’autoroute 20

Maïté Blanchette Vézina a claqué la porte du caucus de la CAQ mais, à titre de députée indépendante de Rimouski, continue de défendre les gens de son coin de pays, dont le Comité pour le prolongement de l’autoroute 20.

Elle a annoncé hier le lancement d’une pétition réclamant que le gouvernement du Québec fasse du prolongement de l’autoroute 20, entre Rimouski et Trois-Pistoles, une véritable priorité nationale.

Maïté Blanchette-Vézina à un lutrin, entourée de manifestants pour le prolongement de l’autoroute 20
(Photo : Facebook)

Elle invite la population à signer cette pétition et à participer à la manifestation prévue ce samedi 11 octobre.

« Ce projet ne peut plus attendre. C’est un enjeu de sécurité et de développement pour tout l’Est-du-Québec. La Coalition avenir Québec s’était engagée à faire avancer ce dossier. Il est temps que le gouvernement honore cette promesse », a lancé Mme Blanchette Vézina.

Et elle n’est pas tendre envers son ancien chef François Legault.

« Depuis dix ans, le dossier stagne. Les entreprises mandatées pour actualiser les études et faire avancer le projet ont à peine eu le temps de se mettre au travail avant que tout soit mis sur pause », peut-on lire dans le communiqué de presse qu’elle a émis.

« Sur les 30 millions de dollars prévus, seulement 850 000 dollars auraient été dépensés. Résultat des compressions budgétaires, il n’y aura ni plan, ni étude, ni chantier avant 2030 », ajoute la députée de Rimouski.

Économie, sécurité et circulation lourde

Pour Mme Blanchette Vézina, cet axe de 53 kilomètres est plus qu’une route, c’est une artère vitale qui relie ses communautés au reste du Québec et assure la sécurité de milliers de familles, de travailleurs et de citoyens du Québec.

Elle fait valoir que, quand cette route doit être fermée, il n’existe aucun autre axe routier sécuritaire pour assurer la liaison entre l’Est-du-Québec et le reste du territoire.

« On l’a vu dans le passé : quand ce lien se coupe, c’est toute l’économie régionale qui s’en trouve paralysée — transport, santé, approvisionnement, tourisme », dit-elle.

Dans plusieurs villages tout au long de la 132, la circulation lourde et le trafic de transit causeraient aussi des problèmes majeurs de sécurité et de qualité de vie, ajoute la députée de Rimouski, disant que les citoyens sont « pris en otage par le flot de camions et d’automobiles qui traversent leur communauté », parce que le réseau routier est saturé et inadapté selon elle.

Les personnes intéressées à signer la pétition peuvent se rendre à la page de l’Assemblée nationale qui y est consacrée en cliquant ici.


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