La DG de Camo-route parle recrutement international au congrès du CTCQ

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L’édition 2024 du Congrès du Comité technique du camionnage du Québec (CTCQ) était axée sur l’intégration de la main-d’œuvre. Dans ce contexte, la directrice générale de Camo-Route, Chloé Saint-Amand, était présente pour expliquer les différents aspects entourant le recrutement international.

L’industrie du camionnage est en pleine pénurie de main-d’œuvre et les entreprises ont besoin de chauffeurs et de mécaniciens. «En ce moment, on sent quand même un besoin très accru de mécaniciens de véhicules lourds. Mais, disons que c’est les deux principaux postes qui sont plus recherchés.»

Si le recrutement international n’est pas la grande solution au problème, il reste un bon moyen de combler le manque de ressources humaines dans le secteur. Cependant, c’est un processus compliqué dans lequel certains peuvent se perdre.

Chloé Saint-Amand (Photo : David Simard-Jean)

Camo-route a d’ailleurs partagé un guide d’accompagnement sur le processus de recrutement international offert sur le site web de l’organisme. Le guide permet de comprendre les démarches d’immigration et de savoir comment attirer des travailleurs étrangers, le tout à travers quatre éléments : la conformité de l’employeur, l’inclusion socioprofessionnelle, la formation et les soutiens financiers.

Chloé Saint-Amand a fait part de l’importance pour une entreprise d’être conforme, car cela peut jouer sur le succès du recrutement à l’international. Il est notamment important d’avoir à portée de mains les bons documents sur la situation du travailleur, comme les permis de travail ou d’immigration, le permis de conduite de classe 1 s’il est conducteur, ainsi que tous les documents démontrant son expérience de travail et ses compétences.

Mais pour la directrice générale de Camo-Route, le plus grand défi dans le cas du recrutement international est d’assurer l’inclusion du travailleur.

«L’inclusion socioculturelle et socioprofessionnelle c’est important, surtout quand on entend beaucoup parler d’équité, de diversité et d’inclusion», a-t-elle souligné.

Une bonne façon pour faire ressentir à un travailleur étranger qu’il est bien accueilli, c’est de l’accompagner dans sa transition vers la résidence permanente. Ça peut être lors de son emménagement, durant lequel il aura besoin de tous les documents conformes comme les enquêtes de crédit, ou de faire en sorte qu’il s’adapte bien à son nouveau chez-soi.

Chloé Saint-Amand précise que, pour que le recrutement international fonctionne des deux côtés, il faut considérer le nouvel arrivant comme un employé à part entière. «Donc, tout ce que vous offrez à vos employés ici, vous devriez offrir la même chose à un employé travailleur étranger. Ça, c’est vraiment important.»

Elle conseille de demander davantage d’aide à des personnes compétentes dans le domaine. «Nous, on vous a donné un guide d’accompagnement qui permet de voir les grandes étapes pour découvrir et comprendre. Mais je le redis, il y a des consultants et des firmes d’experts dans ce domaine si vous souhaitez être accompagné dans un tel processus.»


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