La FCEI demande au Conseil de la fédération d’aborder les priorités des PME

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a publié une lettre ouverte adressée à tous les premiers ministres provinciaux et territoriaux, en amont de la réunion du Conseil de la fédération qui se tiendra à Halifax cette semaine, pour attirer leur attention sur les priorités des PME qu’ils devraient aborder dans leurs discussions.

Graphique aux couleurs du drapeau canadien, ce qui représente l,économie canadienne.
(Photo : iStock)

Selon la Fédération, les PME font face à de nombreux problèmes comme les charges salariales, les coûts d’assurance élevés, les pénuries de main-d’œuvre qualifiée ainsi que le manque de fonds de roulement. «Compte tenu de ces difficultés, il est essentiel que les gouvernements priorisent les politiques qui aident les PME et n’alourdissent pas leur fardeau financier», a indiqué la FCEI dans sa lettre ouverte.

Le FCEI a fait part de quatre enjeux importants que les ministres doivent prendre en compte : les gains en capital, le commerce intérieur, la taxe fédérale sur le carbone et l’atténuation des impacts de la construction.

Pour les gains en capital, malgré le fait que la FCEI salue l’augmentation du plafond de l’exonération cumulative des gains en capital (ECGC) à 1,25 M$ et reconnaisse le potentiel du nouvel incitatif aux entrepreneurs canadiens (IEC), elle demeure extrêmement préoccupée par l’augmentation du taux d’inclusion de 50 % à 66,7 % et demande aux gouvernements d’y renoncer pour que les PME ne soient pas vulnérables aux ralentissements économiques.

La FCEI demande aussi de prioriser l’élimination des obstacles au commerce intérieur, qu’elle juge lente depuis la signature de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC), et d’améliorer la mobilité de la main-d’œuvre, notamment au moyen d’accords de reconnaissance mutuelle.

Concernant la taxe carbone, l’organisation a remarqué que 83% des PME canadiennes sont contre le système actuel et paient environ 40 % des coûts de la taxe carbone, alors qu’elles ne sont admissibles qu’à une remise de 5 % (auparavant 9 %). La FCEI demande donc aux ministres de faire disparaitre la taxe et de trouver d’autres solutions pour favoriser la durabilité environnementale.

Finalement, la FCEI estime qu’au cours des cinq dernières années, les travaux publics ont fait perdre aux entreprises canadiennes 22 % de chiffre d’affaires en moyenne et ont entraîné une dépense supplémentaire de plus de 54 000 $ par entreprise. Elle recommande donc l’inclusion systématique d’un dédommagement direct dans les plans d’atténuation des impacts de la construction, sinon d’accorder un congé d’impôt aux entreprises touchées.


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