La FCEI prévoit une croissance modeste de l’économie canadienne au 1er trimestre 2025, mais la menace de tarifs douaniers plane
Selon la dernière édition du rapport Perspectives trimestrielles des PME, publié par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), l’économie canadienne devrait croître modérément au 1er trimestre de 2025.
Selon les prévisions de la FCEI, réalisées en collaboration avec AppEco, la croissance de l’économie canadienne s’élevait à 3,2 % au quatrième trimestre (T4) 2024, mais devrait diminuer pour s’établir à 2,5 % au premier trimestre 2025 (T1). Selon les estimations du T4, l’inflation basée sur l’Indice des prix à la consommation (IPC) total a chuté à 2,1 % au troisième trimestre, et devrait se stabiliser autour de la cible de 2 % de la Banque du Canada sur une base annuelle au T1 2025.

Cette édition du rapport comprend une analyse spéciale (faite avant l’annonce de la mise en place des tarifs le 1er février) sur les tarifs douaniers imposés par les États-Unis et leurs répercussions potentielles sur notre économie nationale. La forte majorité (82%) des entreprises canadiennes qui importent ou exportent des marchandises en provenance ou à destination des É.-U. ont anticipé des impacts significatifs sur leurs activités advenant l’application des nouveaux tarifs douaniers sur les produits canadiens.
«En raison de l’étroite relation commerciale entre le Canada et les États-Unis, l’application de tarifs douaniers de 25 % sur les produits canadiens risque probablement d’augmenter l’inflation au Canada, d’entraîner une hausse des prix et une perte de clients et de faire très mal aux PME, qui souffrent déjà d’une faible demande», a affirmé Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche à la FCEI, dans la conclusion du rapport.
«Nous prévoyons que l’économie canadienne restera saine au T1 2025, mais il faut savoir que les résultats ne tiennent pas compte de la menace tarifaire des États-Unis, du congé de TPS/TVH, de l’incertitude entourant l’impôt sur les gains en capital et d’autres enjeux touchant les PME. Il est plus important que jamais d’équilibrer l’environnement économique et de créer des conditions propices à la croissance et à la compétitivité des PME.»
De plus, l’investissement privé a rebondi au dernier trimestre de l’année, en raison d’une hausse du niveau de confiance à long terme des PME. Il devrait s’intensifier en 2025 après une performance décevante en 2024.
Cependant, le taux de postes vacants du secteur privé n’a presque pas changé au T4 2024 et demeure à 2,7 %, ce qui représente 378 300 postes à pourvoir.
Have your say
We won't publish or share your data