La représentante des transporteurs de l’Arkansas cherche à apaiser les inquiétudes des Canadiens
La législation de l’Arkansas visant les chauffeurs routiers illégaux, adoptée au début du mois, n’est pas encore entrée en vigueur, a déclaré la présidente de l’Arkansas Trucking Association (ATA).
Shannon Samples Newton a indiqué à notre publication sœur TruckNews.com qu’en l’absence d’une clause d’urgence, une loi n’entre en vigueur que 90 jours après la fin de la session législative, c’est-à-dire le 5 mai. «Je pense que la loi entrera en vigueur le 5 août ou aux alentours de cette date», a-t-elle affirmé.
Elle a adressé un message aux transporteurs canadiens qui s’inquiètent de l’acheminement de marchandises à travers, à l’intérieur et à l’extérieur de l’État américain. Au fur et à mesure que les discussions se poursuivent pendant l’été avec les services de police des États, «je pense que nous aurons des orientations qui apaiseront vos inquiétudes», a-t-elle souligné.

La loi 604 de l’Arkansas, entrée en vigueur le 15 avril, est axée sur les camionneurs étrangers et leurs documents. Elle exige que les camionneurs maîtrisent l’anglais et considère les documents non conformes comme un délit pour les chauffeurs domiciliés à l’étranger.
L’association des transporteurs routiers de l’État a défendu le projet de loi 1745 qui a conduit à l’adoption de la loi.

«Il y a eu des problèmes au Mexique concernant des licences frauduleuses. Nous avons eu de nombreux exemples de ce genre ici en Arkansas», a expliqué Mme Newton. «La législation prévoit des protections permettant à nos forces de l’ordre de vérifier que toute personne présentant un permis de classe 1 qui n’a pas été délivré aux États-Unis est valide, que cette personne soit formée et accréditée pour conduire un camion commercial dans l’Arkansas.»
L’Association canadienne du camionnage d’entreprise a fait part de ses préoccupations concernant cette législation qui exige désormais qu’un conducteur canadien soit en possession d’un permis de travail ou d’un visa en cours de validité pour entrer ou traverser l’Arkansas.
Fournir des orientations aux services répressifs
Mme Newton a indiqué que l’ATA travaillait avec les forces de l’ordre sur les types de documents à accepter et pour confirmer que le permis de classes 1 présenté est légitime. «Nous avons jusqu’au 5 août pour leur donner des conseils», a-t-elle déclaré.
Interrogé sur les conséquences involontaires de la législation, le président de l’ATA a affirmé : «L’esprit de la loi est de s’assurer que les personnes qui circulent sur les routes de l’Arkansas ont la formation et les qualifications adéquates pour le faire en toute sécurité.»
Lorsque la loi a été adoptée au début du mois, l’Alliance canadienne du camionnage a indiqué qu’il était entendu que la préemption fédérale devait s’appliquer dans ce cas, où les États n’ont pas le droit d’interférer avec le commerce interétatique ou international.
Le commerce international n’est pas considéré comme du travail aux États-Unis. Le travail aux États-Unis serait considéré comme des mouvements nationaux, qui ne sont pas autorisés pour les conducteurs et les transporteurs canadiens. «L’Arkansas Department of Transportation et notre procureur général estiment que rien dans cette loi n’est en conflit avec la loi fédérale», a souligné Mme Newton.
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