L’ACC demande aux autorités fédérales de repenser la réglementation relative aux émissions de GES en raison des exigences vocationnelles
L’Alliance canadienne du camionnage (ACC) demande à Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) de répondre aux préoccupations croissantes qu’elle entend de la part des fabricants et des concessionnaires concernant l’impact de la réglementation actuelle sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) sur la disponibilité des camions vocationnels au Canada.
Dans une lettre récente adressée à ECCC, l’ACC a souligné que les réglementations fédérales sur les émissions de GES des véhicules lourds et des moteurs ne tiennent pas compte des besoins opérationnels spécifiques des industries telles que les applications lourdes et surdimensionnées, l’agriculture, l’exploitation minière, la sylviculture, ainsi que le pétrole et le gaz.

Selon les fabricants et les fournisseurs membres, si ces véhicules sont mieux notés du point de vue des crédits de GES et de la réglementation pour permettre aux fabricants de satisfaire aux exigences de cette dernière, les règles obligent également les fabricants à proposer des équipements mal adaptés à ces applications exigeantes, ce qui rend notamment dangereuse la conduite des véhicules dans des environnements vocationnels.
L’ACC a averti que ce problème pourrait également conduire à une pénurie d’équipements appropriés, ce qui pourrait entraîner des retards dans l’achèvement des projets d’infrastructure et aggraver l’instabilité de la chaîne d’approvisionnement.
Pour résoudre ce problème, l’alliance recommande plusieurs mesures, notamment : suspendre le déploiement de la phase 3 de la réglementation sur les GES ; arrêter les objectifs actuels à l’année modèle 2024 dans le cadre de la phase 2 ; réviser les technologies et les crédits accordés aux fabricants dans la phase 2 de la réglementation ; et recalculer leur impact en tenant compte des améliorations positives. Elle a également invité les régulateurs à prendre en compte les réductions d’émissions sur l’ensemble du cycle de vie des carburants et des technologies de transition.
«Une solution raisonnable à ce problème doit être mise en œuvre, car ces réglementations conduisent à des pratiques illogiques, hautement inefficaces et inflationnistes tout en ne faisant rien pour réduire les émissions dans le processus», a déclaré le président de l’ACC, Stephen Laskowski, dans un communiqué de presse. «Nous sommes impatients de travailler avec ECCC et le nouveau ministre fédéral de l’environnement dans les semaines à venir afin de garantir que des réductions d’émissions puissent être réalisées dans notre secteur, mais d’une manière plus pragmatique, réaliste et faisable sur le plan opérationnel pour tout le monde.»
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