L’ACC demande plus de contrôle de l’immigration pour soutenir l’économie

L’Alliance canadienne du camionnage (ACC) encourage les dirigeants provinciaux et fédéraux à demeurer fermes dans leur engagement à relancer l’économie canadienne tout en mettant de côté les politiques régionales et nationales pour le mieux-être des Canadiens.

Cette semaine, à la suite d’une réunion entre le premier ministre et les premiers ministres des provinces pour discuter de l’avenir économique du Canada, l’ACC a cité le contrôle de l’immigration, sur lequel les provinces veulent avoir plus de contrôle.

L’alliance a récemment rencontré des sous-ministres des transports de tout le pays pour discuter des améliorations de productivité et de compétitivité qui pourraient être apportées au camionnage.

(Photo : iStock)

L’ACC a cherché à lutter contre l’économie souterraine qui utilise des systèmes d’immigration liés au travail forcé et maltraite les nouveaux arrivants, tout en mettant le Canada dans l’embarras au niveau international et en augmentant considérablement le risque pour la sécurité publique.

«Bien que la politique fiscale, l’investissement dans l’infrastructure et la rationalisation des régimes de permis et de licences demeurent essentiels, notre secteur a besoin de toute urgence que les gouvernements provinciaux et fédéral s’attaquent immédiatement à l’économie souterraine. Une partie de cette solution implique une réforme du système d’immigration, une crise qui nécessitera le leadership réglementaire et politique du Conseil de la Fédération et de chaque législature provinciale», a déclaré Stephen Laskowski, président de l’ACC, dans un communiqué de presse.

Par le passé, l’ACC a souligné au Conseil de la Fédération la nécessité d’une réforme de l’immigration et d’un programme d’employeurs connus afin de prévenir l’abus des nouveaux arrivants et de protéger les usagers de la route de chauffeurs de camions improvisés et inexpérimentés.

Économie clandestine

«L’économie clandestine du camionnage utilise des systèmes d’abus en matière d’immigration qui permettent à des milliers de chauffeurs routiers au Canada, munis de permis de travail, de recevoir des salaires archaïques, datant des années 1980», a souligné M. Laskowski.

«Ces chauffeurs travaillent sur les routes du Canada et des États-Unis avec peu ou pas de formation et sont forcés de travailler dans des conditions d’exploitation et de servitude économique. Il est temps de mettre fin à ce système. Si le Conseil de la fédération cherche à obtenir un contrôle provincial sur l’immigration, il doit reconnaître le problème dont il hérite et commencer à travailler avec le secteur du camionnage pour remettre de l’ordre dans un système brisé et abusif.»


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