L’ACC s’interroge sur les actions du fédéral après l’abandon de la phase 3 de la réglementation sur les GES aux États-Unis

Alors que l’EPA a annoncé la semaine passée qu’elle s’apprêtait à abroger l’Endangerment Finding de 2009 et, par extension, la phase 3 de la réglementation sur les émissions de  gaz à effet de serre (GES), l’Alliance canadienne du camionnage (ACC) souhaite savoir comment Ottawa va réagir.

Sa position est que la chaîne d’approvisionnement canadienne et les exigences de service de l’industrie canadienne du camionnage ne sont pas actuellement compatibles avec les réglementations relatives aux camions électriques et aux camions zéro émission.

(Photo : iStock)

La décision des États-Unis d’éliminer la phase 3 de la réglementation sur les émissions de GES devrait être finalisée d’ici l’automne. L’ACC craint qu’Ottawa ne prenne une voie réglementaire divergente en ce qui concerne la réglementation des émissions de GES pour les camions lourds.

S’en tenir à la phase 3, qui sera bientôt annulée, serait difficile pour l’industrie canadienne du camionnage, selon l’ACC, qui souligne que l’industrie jouera un rôle important dans la réalisation des projets de construction nationaux vantés par les autorités fédérales.

«L’Alliance estime que la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Julie Dabrusin, et le premier ministre Carney sont confrontés à un défi de taille : donner la priorité à des solutions sensées et axées sur les entreprises en réponse à l’orientation américaine», a déclaré Stephen Laskowski, président de l’ACC, dans un communiqué de presse.

«Si le gouvernement Carney est fidèle à sa parole de vouloir injecter de la croissance et de la productivité dans l’économie, le gouvernement du Canada mettra de côté les politiques environnementales et travaillera avec les fabricants et les flottes de camions qui seront touchés par les changements de l’EPA, tout en restant sensible à la nécessité de réduire les émissions de carbone des camions lourds d’une manière opérationnelle et technologique réalisable qui peut être correctement gérée par l’industrie du camionnage et la chaîne d’approvisionnement.»

L’ACC demande à Ottawa d’apporter une réponse «pragmatique» à l’abrogation de la réglementation américaine sur les émissions.

L’ACC a également déjà noté que le secteur vocationnel de l’industrie du camionnage au Canada était déjà confronté à des réglementations en matière d’émissions qui limitent certaines spécifications.

«L’Alliance souhaite également souligner que l’élimination potentielle de la réglementation de l’EPA sur le carbone ne signifie pas la fin de la recherche d’une réglementation efficace sur les GES pour les camions lourds», a indiqué l’ACC dans son communiqué. En fait, l’ACC espère qu’Ottawa conviendra que les récents changements offrent une excellente occasion de mettre en œuvre une voie réglementaire qui répond aux préoccupations d’un point de vue environnemental et commercial. Cela pourrait inclure l’examen de carburants de remplacement plus viables ou de technologies de transition disponibles pour le secteur.»


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