L’Alliance canadienne du camionnage demande aux premiers ministres de faciliter le transport interprovincial
Afin d’aider les entreprises de camionnage qui font face à des pertes de volume en raison des tarifs douaniers américains, celles-ci devraient être en mesure de faire du transport interprovincial plus facilement.
C’est l’essentiel du message qu’a transmis l’Alliance canadienne du camionnage (ACC) dans une lettre envoyée au Conseil de la fédération du Canada, qui regroupe les 13 premiers ministres des provinces et territoires du pays.

« Chaque jour que dure cette guerre commerciale est un jour de trop », écrit l’ACC dans cette missive.
L’Alliance ajoute que l’industrie du camionnage évolue dans le pire marché du fret qu’elle ait connu au cours des 40 dernières années, en raison de la surcapacité, des mauvaises conditions du marché nord-américain et de l’économie souterraine – Chauffeurs inc. – qui acculent les transporteurs respectueux des lois à la faillite.
Entre autres suggestions, l’ACC demande aux gouvernements d’accélérer les avancées découlant du projet pilote d’abolition des barrières commerciales entre juridictions canadiennes, d’abolir ou à tout le moins de réduire la taxe d’accise fédérale sur le diesel, de réduire les frais d’immatriculation des camions, de s’assurer qu’aucun contrat public de transport ne soit octroyé à une entreprise du modèle Chauffeur inc. et de rendre déductibles à 100 % les allocations de repas des chauffeurs.
L’initiative survient après que, la semaine dernière, Ottawa ait introduit un modèle de « travail partagé » rendant admissibles à des prestations partielles d’assurance-emploi les personnes qui acceptent de travailler un nombre d’heures réduit en raison d’une baisse de volume d’affaires sur laquelle l’employeur n’a pas de contrôle.
Le but est de permettre aux gestionnaires de flottes en difficulté de préserver les talents dont ils disposent à l’interne, le temps que passe la tempête.
Have your say
We won't publish or share your data