Le CPQ fait part de ses attentes prébudgétaires et demande à Ottawa de transformer l’adversité en moteur de croissance
Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a déposé cette semaine son mémoire prébudgétaire fédéral. L’organisation y lance un appel clair au gouvernement Carney : concentrons-nous sur ce que nous contrôlons et dotons le pays d’un environnement d’affaires plus compétitif et favorable à l’investissement.
Le CPQ a formulé 13 recommandations dans son mémoire. Parmi celles qui touchent le transport et la logistique, l’organisation propose notamment de :
- renforcer la participation des PME canadiennes aux accords de libre-échange ;
- soutenir les secteurs touchés par la guerre commerciale, ainsi que les secteurs stratégiques (pharmaceutiques, agroalimentaire, semi-conducteurs) ;
- accroître les investissements dans les infrastructures (transport, logistique, municipalités, climat) et réinvestir dans le Fonds national des corridors commerciaux (FNCC) ;
- reconnaître les infrastructures logistiques comme essentielles afin d’éviter des interruptions nuisibles à la compétitivité ;
- faire de la décarbonation un levier de compétitivité, en soutenant davantage les technologies propres et le transport collectif.

«Face à l’adversité, nous ne pouvons pas subir. Nous devons transformer cette tempête en opportunité et bâtir un environnement qui mise sur la productivité, l’innovation et la compétitivité de nos entreprises. C’est le seul moyen d’assurer la prospérité durable de notre économie», a déclaré Marie-Claude Perreault, présidente et cheffe de la direction par intérim du CPQ.
Le CPQ insiste également sur l’urgence d’attaquer de front le déficit de productivité historique du Canada et du Québec. Il appelle à des choix stratégiques permettant de maximiser la valeur créée par dollar investi, tout en appuyant des mesures ponctuelles pour les secteurs directement touchés par les tarifs américains.
«Alors que les tarifs américains créent une pression directe sur plusieurs secteurs, le véritable frein demeure notre déficit de productivité, a affirmé Norma Kozhaya, économiste en chef et vice-présidente à la recherche du CPQ. Le Canada taxe davantage ses entreprises que la moyenne de l’OCDE, ce qui limite nos marges de manœuvre, sans parler d’une réglementation qui ne cesse de s’alourdir et qui freine notre croissance.»
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