Le CTOA et l’ODTA s’associent à des organisations qui s’opposent aux nouvelles règles en matière d’immigration
La Canada Truck Operators Association (CTOA) et l’Ontario Dump Truck Association (ODTA) font partie des groupes de travailleurs et d’immigrés qui se sont réunis la semaine dernière pour s’opposer aux nouvelles règles en matière d’immigration.
Les modifications apportées à des programmes tels que le permis de travail post-diplôme entraîneront l’expulsion de nombreux étudiants étrangers en 2024-2025, à l’expiration de leur permis.

Sarbjit Kaur a prononcé un discours au nom de la CTOA lors de l’événement qui soutenait les étudiants étrangers qui ont mené un sit-in depuis le 30 août pour protester contre les nouvelles règles.
«La CTOA est profondément préoccupée par les récentes annonces du gouvernement du Canada sur les changements en matière d’immigration qui risquent d’avoir un impact sur l’industrie du camionnage au Canada et, par extension, sur l’économie nationale. Le camionnage est un pilier essentiel du maintien de la circulation des marchandises à travers le pays, et notre industrie dépend fortement d’une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée, un besoin que l’immigration a toujours aidé à satisfaire», a déclaré Mme Kaur.

«Alors que l’industrie est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre permanente et que de nombreux chauffeurs chevronnés approchent de la retraite, il est urgent d’attirer et de retenir de nouveaux chauffeurs. Alors que tous les efforts sont faits pour recruter des Canadiens dans l’industrie, l’immigration a longtemps été une solution vitale à ce défi qui aide à maintenir la main-d’œuvre nécessaire pour que notre pays continue à avancer.»
Mme Kaur a affirmé que les travailleurs étrangers ont travaillé pendant la pandémie de Covid-19, ce qui a permis de maintenir l’économie canadienne à flot.
«Nous devons soutenir ces personnes qui ont déjà prouvé leur travail et leur engagement pour ce pays», a-t-elle déclaré.
La montée du sentiment anti-immigrés
Elle s’est également alarmée de la «montée du sentiment anti-immigrés, qui a entraîné des discriminations et des difficultés pour de nombreux conducteurs.»
«Les membres de notre industrie sont de plus en plus souvent confrontés à un racisme motivé par une rhétorique néfaste, qui nuit à l’unité et à la résilience qui sont au cœur des valeurs du Canada», a-t-elle souligné.
Avec les syndicats, les groupes communautaires et d’autres parties prenantes, le CTOA a demandé : une extension immédiate des permis de travail qui expireront en 2024-2025; un permis de travail de cinq ans pour les étudiants internationaux; la fin de l’exploitation de l’évaluation de l’impact sur le marché du travail et une voie équitable et accessible vers la résidence permanente.
«Ces mesures ne sont pas seulement une obligation morale, mais aussi une nécessité pratique pour des secteurs comme le camionnage qui sont déjà confrontés à de graves pénuries de main-d’œuvre», a indiqué Mme Kaur. «À mesure que la population âgée du Canada augmente et que la demande de main-d’œuvre s’intensifie, les diplômés internationaux et les travailleurs immigrés joueront un rôle essentiel dans le maintien de notre économie.»
Les conducteurs de camions-bennes s’alignent sur le CTOA
Ses commentaires ont été soutenus par Bob Punia, président de l’ODTA.
«L’industrie canadienne du camionnage dépend d’une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée pour maintenir notre économie en mouvement, et les diplômés internationaux font partie intégrante de la réponse à nos pénuries de main-d’œuvre», a déclaré M. Punia dans un communiqué. «Les politiques qui compromettent leur avenir menacent également la stabilité d’industries comme la nôtre. Nous exhortons le gouvernement à mettre en œuvre des réformes équitables en matière d’immigration qui reconnaissent leurs contributions et soutiennent les travailleurs qui constituent l’épine dorsale de la chaîne d’approvisionnement du Canada.»
Have your say
We won't publish or share your data