Le dirigeant de l’ATA aborde les réglementations environnementales, la brutalité syndicale et les verdicts nucléaires

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Dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion de la 10e Management Conference & Exhibition en tant que PDG de l’American Trucking Associations (ATA), Chris Spear a déclaré que l’association devait être prête à travailler avec l’administration qui remportera les prochaines élections américaines.

Apporter des solutions «sensées» aux discussions sur les réglementations environnementales fera partie des priorités.

Chris Spear (à gauche) a prononcé un discours enflammé lors de la MC&E de l’ATA cette semaine. On le voit ici avec des membres de l’America’s Road Team. (Photo : James Menzies)

«Le décor est planté. Les enjeux sont importants. Dans trois semaines à peine, nous connaîtrons la direction que prendra notre pays», a affirmé M. Spear. «Quelle que soit l’issue, l’ATA restera à la table des négociations.»

Il a indiqué que l’association avait déjà établi les différences entre une administration Harris et un second mandat Trump.

«Nos politiques et nos solutions ne se contentent pas d’envelopper du bon sens et des données, elles sont aussi réalisables», a indiqué M. Spear.

Ce qui n’est pas réalisable, a-t-il ajouté, ce sont les réglementations environnementales actuellement proposées par le CARB et l’EPA.

«La course folle de cette administration se poursuit, tandis qu’un nombre croissant de législateurs et de régulateurs fédéraux et étatiques commencent à s’intéresser de plus près à la réalité», a souligné M. Spear à propos de la transition vers le zéro émission. «Nous commençons par souligner ce que nous avons fait, non seulement parce que cela donne une image positive de notre industrie, mais aussi parce que nos réalisations n’ont pas été centrées sur une approche de «tout ou rien.»

Il a souligné les initiatives environnementales clés déjà entreprises par le secteur du camionnage, telles que l’élimination progressive du soufre dans le carburant diesel et le soutien au programme SmartWay de l’EPA.

«Les réglementations actuelles de l’EPA et de la Californie compromettent ces réductions d’émissions parce qu’elles ne tiennent pas compte d’autres technologies et solutions facilement disponibles. C’est pourquoi l’étude de Roland Berger a conclu que l’électrification de l’ensemble de l’industrie d’ici à 2040 coûterait au secteur privé plus de 1 000 milliards $», a expliqué M. Spear.

«Nous avons besoin d’infrastructures, d’une augmentation de 40% de la puissance du réseau, d’un approvisionnement fiable en matières premières essentielles pour les batteries, d’une parité des prix… et, en fin de compte, d’une parité des coûts totaux d’exploitation. Un secteur aussi diversifié que le camionnage nécessite de multiples solutions pour réduire les émissions. Cette administration doit se réveiller, arrêter de faire du favoritisme et commencer à se concentrer sur l’objectif global : la réduction des émissions.»

La «brutalité» syndicale

M. Spear a également reproché à l’administration Biden de soutenir les syndicats et de participer aux piquets de grève.

«Les effectifs syndicaux continuent de chuter dans tout le pays, mais cela n’a pas empêché le président, le vice-président et le secrétaire d’État au travail de mettre toute l’administration dans la poche des grands patrons syndicaux», a déclaré M. Spear.

Il a accusé la «brutalité syndicale» soutenue par le président d’être à l’origine de la récente fermeture des ports de la côte est et du golfe du Mexique à la suite d’un ouragan.

Verdicts nucléaires

Le dirigeant de l’ATA a également abordé la question des verdicts nucléaires (les poursuites judiciaires de plusieurs millions de dollars). «Nous avons assisté à des décisions stupéfiantes cette année», a-t-il affirmé. «L’ATA ne tolérera pas que les avocats des plaignants abusent du système des litiges civils.»

Il a noté que 13 autres États ont introduit des projets de loi sur la réforme des poursuites judiciaires au cours de l’année écoulée. Parmi les autres succès remportés par l’association, M. Spear a cité l’obtention d’un financement public de 200 millions $ pour le stationnement des camions, des dispositions visant à lutter contre la criminalité liée à la cargaison et le remorquage abusif, ainsi que l’obtention de l’approbation des tests capillaires.


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