Le FCCQ exprime son désaccord face aux récentes annonces du gouvernement Trudeau sur les travailleurs étrangers temporaires

Le gouvernement de Justin Trudeau a hier annoncé la mise en place de restrictions importantes au programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) à bas salaire à la grandeur du pays. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a exprimé son profond désaccord.

«Prétendre que la pénurie de main-d’œuvre est chose du passé et que le programme des travailleurs étrangers temporaires n’est plus nécessaire pour combler les emplois à bas salaire est une analyse déconnectée de la réalité et à courte vue», déclare Alexandre Gagnon, vice-président Travail et Capital humain à la Fédération des chambres de commerce du Québec.

(Photo : Volvo)

Le FCCQ estime que cette annonce ne pointe pas le bon problème et cible les candidats à l’immigration les plus susceptibles de contribuer significativement à notre société et à notre économie. L’organisme ajoute que, plutôt d’utiliser les mécanismes d’adaptation du programme des travailleurs étrangers temporaires basés sur des analyses économiques et des données probantes, le gouvernement a préféré y aller d’un coup d’éclat en adoptant une mesure mur à mur.

«Nous appelons les parlementaires à abandonner le calendrier politique et à prendre des décisions en fonction des intérêts supérieurs à moyen et à long terme de notre société et de notre économie plutôt que les intérêts électoraux des prochains mois», soutient Alexandre Gagnon.

Le FCCQ explique qu’un resserrement du PTET devrait se faire en même temps qu’une revue complète des politiques d’immigration, ce qui permettrait un arrimage des candidats au programme de mobilité internationale avec nos besoins, un meilleur accès à la résidence permanente et un appui réel à l’employabilité des demandeurs d’asile.

La fédération appelle également le gouvernement à retarder sa prise de décision afin de prendre en compte les commentaires et suggestions que les parties prenantes feront lors du Sommet sur la main-d’œuvre du 16 octobre prochain, lui permettant d’arrimer l’ensemble de ses stratégies en matière de développement du marché du travail.


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