Le FCEI plaide pour l’élimination des barrières au commerce intérieur au Canada
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a recensé que la productivité intérieure du Canada est inférieure à celle des autres pays du G7 et que les obstacles au commerce interprovincial en sont la principale cause.
C’est ce qu’estiment 50 % des propriétaires de PME dans la dernière édition du Bulletin sur la coopération entre provinces et territoires au Canada : État des lieux du commerce intérieur, publié par l’organisation. La FCEI demande aux gouvernements de prendre des mesures pour contrer ces obstacles.
Le rapport 2024 évalue les progrès des gouvernements selon trois grands axes : les exceptions à l’Accord de libre-échange canadien, l’état d’avancement de la mise en œuvre des accords de conciliation, ainsi que les obstacles au commerce intérieur. C’est ce dernier point qui a obtenu les résultats les plus faibles dans le rapport.

«Des recherches récentes ont révélé que l’élimination d’obstacles au commerce intérieur pourrait représenter un gain de valeur annuel de 200 milliards de dollars pour l’économie canadienne. La montée en flèche des coûts d’exploitation, les pressions inflationnistes, les taux d’intérêt élevés et la persistance des pénuries de main-d’œuvre ne font qu’accentuer l’urgence d’agir», a souligné François Vincent, vice-président à la FCEI. «L’élimination des obstacles enrichirait l’offre de produits et de services, améliorerait la sécurité de l’approvisionnement et favoriserait l’abordabilité au Canada.»
Pour M. Vincent, mises à part quelques bonnes mesures comme les récents efforts du gouvernement fédéral pour réduire les obstacles au commerce et accroître la disponibilité des données, le lancement du portail en ligne de la Table de conciliation et de coopération en matière de réglementation (TCCR) pour aider les Canadiens à cerner les obstacles réglementaires au commerce ainsi que l’accord sur la sécurité technique des provinces de l’Atlantique, peu de progrès ont été faits pour réduire les obstacles au commerce interprovincial.
La FCEI recommande aussi aux gouvernements canadiens d’adopter rapidement un accord de reconnaissance mutuelle, comme la reconnaissance d’une norme de santé et sécurité à travers plusieurs provinces.
«Pourquoi est-ce plus facile et moins coûteux d’exporter des produits alimentaires dans les pays avoisinants que dans les autres provinces et territoires? Nous devons concurrencer les autres pays du monde et non nous nuire en laissant en place des barrières à l’interne. Nos gouvernements doivent viser plus haut! Viser plus haut en éliminant les obstacles interprovinciaux et en adoptant un accord de reconnaissance mutuelle», a affirmé M. Vincent.
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