Le NACFE estime que le camionnage longue distance de classe 8 a besoin d’une nouvelle définition
Le North American Council for Freight Efficiency (NACFE) estime qu’une nouvelle définition du camionnage longue distance devrait inclure à la fois les opérations de retour à la base sur longue distance et les opérations sur route.
Le NACFE a invoqué la transformation vers les carburants alternatifs et la croissance régionale pour ce justifier ce changement dans son livre blanc A Need to Redefine Class 8 Long-Haul Trucking. La compréhension de la longueur des trajets devient essentielle à mesure que le secteur du camionnage évolue dans un «milieu désordonné» avec sa myriade de solutions en matière de groupes motopropulseurs.
L’industrie évolue vers des transports plus courts et plus d’opérations en réseau en étoile, et porte une plus grande attention aux tracteurs à cabine de ville et aux opérations de retour à la base, indique le document.

Il ne s’agit pas d’un marché homogène, mais plutôt d’une variété de tailles de camions fonctionnant selon différents cycles de travail. Le marché des camions de classe 8 n’est pas non plus homogène puisqu’il comprend à la fois des tracteurs routiers et des camions locaux ou des camions vocationnels.
Les camions vocationnels sont des camions à benne basculante, des bétonnières, des camions à ordures, des tracteurs de terminaux et bien d’autres applications spécifiques. Selon ACT Research, ces camions représentent généralement 35% de la production de poids lourds.
Langue standard requise
Le reste du marché, soit 65%, est constitué de tracteurs routiers. Ces tracteurs peuvent être équipés d’une cabine de ville ou d’une couchette. Les cabines de ville représentent environ 40% de la production du marché des tracteurs et les couchettes, 60%.
Il est important pour le secteur du camionnage d’utiliser un langage et des descriptions normalisés lorsqu’il est question de la longueur du trajet et le NACFE a identifié quelques définitions pour ces longueurs.
En règle générale, le transport régional court est inférieur à 50 milles (80 km) aller-retour pour un total de 100 milles (160 km). Le transport régional moyen est d’environ 150 milles (241 km) aller-retour pour un total de 300 milles (482 km) et le transport régional long est de 300 milles aller-retour pour un total de 600 milles (965 km).

Dans certaines opérations de camionnage, c’est le nombre de kilomètres parcourus par le camion en une seule journée qui définit les différentes longueurs de transport.
Dans le rapport final de Run on Less Regional en 2019, le NACFE a proposé un certain nombre de catégories de cycle de travail pour le transport régional. Il existe même des opérations de retour à la base que le NACFE a qualifiées de longs trajets régionaux qui s’apparentent à des opérations sur route, dans la mesure où le nombre total de kilomètres parcourus au cours d’une journée est de 500 à 600 milles, soit une très longue distance parcourue dans le cadre des heures de service légales d’un seul conducteur.
Selon le NACFE, la croissance de ce secteur répond également au souhait des chauffeurs routiers d’être plus souvent chez eux, car le camion et le chauffeur retournent à la base tous les jours ou tous les deux jours.
Enfin, il y a le segment traditionnel, plus communément appelé longue distance, où, au lieu de rentrer à la base, le camionneur passe ses périodes de repos dans la couchette du camion.
Efficacité et optimisation de la batterie
Selon le NACFE, si un camion à moteur diesel dispose de 200 gallons (757 litres) de carburant et qu’il parcourt en moyenne 12 km au gallon (8 mpg), il peut voyager pendant environ trois jours sans avoir à s’arrêter pour faire le plein.
Les camions électriques d’aujourd’hui sont capables de parcourir environ 250 milles (402 km) avec une seule charge, mais ils peuvent aller beaucoup plus loin s’ils profitent des possibilités de recharge. De plus, il est probable que les batteries plus efficaces et les autres systèmes optimisés à l’avenir permettent d’augmenter l’autonomie.
C’est ce qu’a démontré le Tesla Semi déployé par PepsiCo dans le cadre de l’opération Run on Less – Electric Depot. Les Tesla Semi ont eu une autonomie de 410 milles (660 km) en une seule charge et l’une d’entre elles a parcouru 1 076 milles (1 713 km) en 24 heures.
Les camions électriques
Pour que les camions électriques aient leur place dans le camionnage, l’autonomie des batteries doit être améliorée et/ou il doit devenir plus rapide et plus facile de recharger les batteries du camion en cours de route, explique le document.
Le Run on Less – Electric et le Run on Less – Electric Depot se sont tous deux concentrés sur les camions effectuant des trajets plus courts. Sur la base des résultats et des conclusions de ces deux événements, et de l’évolution du secteur du camionnage, le NACFE estime que le marché des transports régionaux de courte distance peut être desservi par des véhicules électriques et que les transports de moyenne et longue distance deviendront réalisables au fur et à mesure que la technologie évoluera.
Avec le Run on Less – Messy Middle, le NACFE espère recueillir des données réelles sur les performances des véhicules équipés de divers groupes motopropulseurs dans les applications de transport longue distance. L’objectif est de dissiper une partie du flou qui entoure les options de groupes motopropulseurs dans les applications de camionnage longue distance.
«Notre secteur évolue et cela nous oblige à changer aussi, y compris le langage que nous utilisons pour définir les choses», souligne le document.
Le transport régional faisant appel à des tracteurs à cabine de ville est en pleine expansion. Cette augmentation des opérations de retour à la base aide les flottes à localiser le ravitaillement en carburant de leurs camions ou à charger des carburants alternatifs, tout en répondant au souhait des conducteurs d’être plus souvent chez eux.
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