Le premier jour de grève partielle au port de Montréal interrompt 40 % de la capacité de manutention des conteneurs

La première journée de grève partielle au port de Montréal, qui a débuté le 30 septembre, a paralysé 40% de la capacité de manutention de conteneurs du port, selon l’Administration portuaire de Montréal (APM). En effet, les terminaux Viau et Maisonneuve, exploités par Termont, sont actuellement fermés, mais les autres restent en service.

(Port de Montréal)

La grève partielle de trois jours des membres de la section locale 375 du syndicat des débardeurs du SCFP se poursuivra jusqu’à 6h59 le 3 octobre.

Depuis le 1er octobre à 8 heures du matin, 1 300 conteneurs TEU (équivalent vingt pieds) de marchandises générales et 300 conteneurs frigorifiques transportant des marchandises à durée de conservation limitée s’accumulent sur le site. Douze autres conteneurs EVP contenant des marchandises critiques telles que des produits pharmaceutiques et des fournitures médicales sont également touchés. Cinq navires qui devaient accoster au port dans les prochains jours ont été retardés, ce qui a affecté 11 549 conteneurs EVP.

Sur la base de données antérieures, le ralentissement actuel se traduirait par une baisse de 10% des volumes totaux de marchandises manutentionnées au port de Montréal, a indiqué l’APM.

Impacts à long terme

«Cette situation prive nos clients et partenaires de 40 % de la capacité de manutention de conteneurs du Saint-Laurent dans une période cruciale, alors que les marchandises destinées à la période des fêtes, tant en import qu’en export, doivent transiter par le Port de Montréal», a déclaré Julie Gascon, PDG de l’APM, dans un communiqué, mettant en garde contre les impacts à long terme de la grève et exhortant les deux parties à retourner à la table des négociations.

«Six milliards $ en valeur de marchandises devaient transiter par le Port de Montréal au cours des prochaines semaines. De plus, le climat d’incertitude qui accompagne l’absence de progrès entre les deux parties fait en sorte que nous devons anticiper des impacts à long terme. La fiabilité de la chaîne d’approvisionnement est au cœur des décisions d’affaires des utilisateurs du Port, et c’est pourquoi je demande aux deux parties de retourner à la table et de rassurer ces milliers d’entreprises qui comptent sur nos services pour exporter et importer des marchandises cruciales à leurs activités», a-t-elle ajouté.

L’employeur refuse de négocier, dit le SCFP

Dans un communiqué de presse, le SCFP a indiqué que le Service fédéral de médiation et de conciliation avait convoqué une rencontre entre les parties ce jeudi 3 octobre à 10 h, mais celle-ci a dû être annulée, car l’APM a refusé d’y participer.

«À quoi joue cet employeur? Il dénonce l’effet d’une grève partielle sur l’économie et sur la chaîne d’approvisionnement, mais il ne daigne pas venir s’asseoir à la table de négociation afin de trouver des solutions. C’est ahurissant!», a dénoncé Michel Murray, conseiller syndical au SCFP.

«L’employeur a tenté de faire déclarer illégale la grève partielle entamée lundi», ajoute-t-il. Il a été rabroué par le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI). Il tente tout, sauf des pourparlers.»


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