Le Québec déjà 10% moins dépendant de ses exportations aux États-Unis
Avec les menaces de tarifs douaniers qui planent sur nos exportations aux États-Unis, plusieurs transporteurs actifs chez nos voisins du sud craignent, à raison, de voir leurs volumes de marchandise à transporter fondre comme neige au soleil, tout comme les revenus qu’ils en tirent d’ailleurs.
Pourtant, ce mouvement est déjà bien en marche sans qu’on s’en soit trop aperçus.

Les appels des gouvernements et des économistes aux entreprises d’ici à diversifier leurs marchés hors des États-Unis ont porté leurs fruits au cours des 25 dernières années, nous apprend un document déposé par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) ce matin.
« La part des exportations du Québec vers les États-Unis est ainsi passée de 83,3 % en 1998 à 73,6 % en 2023, ce qui veut dire que l’importance des autres marchés internationaux a crû d’environ 10 points de pourcentage », indique le rapport de l’ISQ.

C’est vers la Chine que les entreprises du Québec ont le plus augmenté leurs exportations, cette proportion passant de 0,6 % à 3,6 % de 1998 à 2023. On note également des augmentations d’exportations, bien que plus modestes, vers le Mexique, la France, l’Italie et le Japon.
Main-d’œuvre disponible
Le vieillissement de la population et les avancées sociales ont également changé le portrait de la main-d’œuvre active sur le marché du travail.
Entre 1998 et 2023, la part de personnes de 60 ans et plus qui travaillent est passée de 3,6 % à 12,6 %. Dans le reste du Canada, la part est passée de 4,2 % à 12,3 %.
En 1998, les mères affichaient un taux d’emploi d’environ 66 % comparativement à environ 87 % chez les pères. Un écart d’environ 20 points séparait les deux groupes. Vingt-cinq ans plus tard, cet écart était de moins de 7 points avec des taux d’emploi respectif d’environ 87 % chez les mères et d’environ 93% chez les pères.
Moins d’émissions
L’industrie du camionnage a considérablement amélioré son bilan d’émissions au fil des ans, et cela se reflète sur la qualité de l’air que nous respirons.
« Le nombre de jours de dépassement du seuil de concentration de particules fines dans l’air au Québec a diminué de façon importante entre 2009 et 2022. En 2022, 24 jours de dépassements ont été observés au Québec, ce qui indique en moyenne une meilleure qualité de l’air comparativement aux années précédentes », écrivent les chercheurs.
Hausse des dépenses de consommation
Autre bonne nouvelle pour le camionnage qui compte sur le marché de la consommation pour alimenter ses volumes de cargaisons : en dollars constants de 2017, les dépenses des ménages ont augmenté de 87,4 % entre 1998 et 2023; elles sont passées de 146,7 milliards de dollars à 274,9 milliards de dollars.
Cela s’explique notamment par des revenus disponibles plus élevés, en hausse de 3,6 % sur cette période de 25 ans, plus que dans le reste du Canada où cette augmentation a été de 3,4 %.
Pour en savoir plus
Pour un portrait statistique complet de l’évolution économique québécoise, vous pouvez télécharger l’un ou l’autre des documents d’analyse de l’ISQ divisés par thèmes (démographie, consommation, marché du travail, scolarité et formation, etc.) en cliquant ici.
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