L’EPA publie de nouvelles directives relatives au DEF afin d’éviter les baisses de puissance et les arrêts des moteurs
L’U.S. Environmental Protection Agency (EPA) a publié de nouvelles directives à l’intention des constructeurs de moteurs concernant le fluide d’échappement diesel (DEF) visant à éviter les arrêts inutiles des moteurs et les pertes de puissance.
L’annonce faite lors d’une conférence de presse le 12 août par Lee Zeldin, administrateur de l’EPA, réduit le déclassement (un déclencheur automatique qui oblige le moteur à fonctionner à une capacité réduite bien inférieure à ses capacités) et augmente le temps dont disposent les conducteurs pour s’approvisionner en DEF et ravitailler les camions en carburant.
Auparavant, les camionneurs deveaient subir un ralentissement rapide du moteur à 5 mph (8 km/h) dans les quatre heures suivant une alerte du capteur. Le DEF est utilisé pour réduire les émissions nocives d’oxyde d’azote (NOx) des moteurs diesel.

Selon les nouvelles directives de l’EPA pour les camions lourds, lorsqu’un problème est détecté, seul un voyant d’avertissement s’allume pendant 650 miles (1 046 km) ou 10 heures. M. Zeldin a expliqué que, surtout, cela n’avait aucun impact sur les performances pendant au moins une journée de travail complète.
Ensuite, le moteur ne subit qu’une légère réduction de puissance, de 15%, mais ne limite pas la vitesse, ce qui permet aux camions de fonctionner normalement jusqu’à 4 200 milles (6 720 km) ou deux semaines de travail. «À titre de référence, un tracteur de classe 8 a besoin d’environ 250 chevaux pour rouler à 70 mph (112 km/h)», a-t-il déclaré.
Plus de temps pour résoudre le problème
Le moteur continuera à fonctionner ainsi, sans limiter la capacité du camion à accomplir sa mission pendant 4 200 milles (6 720 km), soit environ deux semaines de travail, avant de réduire sa puissance. Ce n’est qu’après 16 898 km (10 500 milles), soit 160 heures (l’équivalent de quatre semaines de travail), que le véhicule verra sa vitesse réduite à 40 km/h (25 mph), où elle restera jusqu’à ce qu’il soit réparé.
M. Zeldin a affirmé qu’il s’attendait à ce que la plupart des exploitants réparent leurs véhicules dans un délai de quelques jours ou semaines, et que tous les réparent avant d’atteindre la limite de 10 500 milles ou 160 heures.
Il a ajouté que les systèmes DEF ne fonctionnent pas toujours comme prévu et peuvent entraîner des retards opérationnels et des difficultés économiques.
Aucune autorisation EPA distincte n’est requise
Les constructeurs n’auront pas besoin d’obtenir d’autorisations distinctes de l’EPA pour réviser le logiciel de leur système DEF dans les véhicules existants.
Ces modifications offrent davantage de flexibilité et de fiabilité sans compromettre la qualité de l’air ni les réductions d’émissions, a indiqué M. Zeldin.
À l’avenir, à partir de l’année modèle 2027, tous les nouveaux moteurs diesel devront être équipés d’un dispositif permettant d’éviter les pertes de puissance importantes et les arrêts liés à des problèmes liés au DEF.
Les nouvelles directives comblent le fossé entre aujourd’hui et demain, garantissant que les véhicules existants sur les routes et dans les champs sont tout aussi fiables et que les nouveaux véhicules et équipements ne présentent pas ces problèmes, a souligné M. Zeldin.
L’OOIDA accueille favorablement le changement.
L’Owner-Operator Independent Drivers Association (OOIDA) n’a pas tardé à saluer ces changements.
«L’OOIDA et les 150 000 petits transporteurs routiers que nous représentons remercient l’administrateur Zeldin d’avoir écouté les hommes et les femmes au volant qui font tourner l’économie américaine», a déclaré Todd Spencer, président de l’OOIDA, dans un communiqué.
«Les directives de l’EPA établissent des calendriers d’incitation plus sensés qui aideront les conducteurs à garder le contrôle de leur véhicule en toute sécurité lorsqu’ils diagnostiquent et réparent des systèmes DEF/SCR défectueux. Des vitesses et des durées d’incitation plus flexibles aideront les camionneurs à terminer leurs trajets, à planifier l’entretien nécessaire et à éviter de garer leur camion pendant une période prolongée simplement à cause d’une fausse alerte. Des règles d’incitation absurdes ont trop longtemps mis à l’écart les petits transporteurs routiers, et cette mesure d’allègement accélérée montre ce qui peut être accompli lorsque les régulateurs écoutent directement les personnes qui font le travail.»
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