Les commandes de camions toujours sous la moyenne historique en septembre

Les flottes d’Amérique du Nord ont commandé 20 500 camions de classe 8 en septembre. C’est 60% mieux qu’en août mais 41% sous la marque de septembre de l’an dernier.

C’est en fait le neuvième mois consécutif où les commandes d’un mois de 2025 sont inférieures à celles du même mois en 2024. Avec 20 500 unités commandées, l’industrie demeure en-deçà de la moyenne de 10 ans pour un mois de septembre, qui est de 29 499 commandes de poids lourds, précise la firme spécialisée FTR.

Volvo VNL soudé par des robots sur chaîne de montage
(Photo : Volvo Trucks North America)

L’ouverture de la saison des commandes 2026 a permis de faire mieux en septembre qu’en août, mais plusieurs autres facteurs continuent de freiner les ardeurs des acheteurs potentiels.

L’incertitude économique et les tarifs douaniers inquiètent les transporteurs, dont les revenus sont déjà affectés par une faible demande en services de transport.

À cela s’ajoutent les nouveaux tarifs de 25% sur les camions complets, dont on ignore encore comment ils s’appliqueront concrètement sur le terrain et qui viennent s’ajouter aux tarifs déjà en place sur des métaux qui entrent dans la fabrication de camions comme l’acier, l’aluminium ou le cuivre, souligne Dan Moyer, analyste principal des véhicules commerciaux chez FTR.

« L’effet immédiat sera des prix plus élevés pour les camions, si on prend pour acquis que les nouveaux tarifs seront appliqués immédiatement. Les camions de classe 8 importés aux États-Unis seront frappés d’une surcharge de 25%, tandis que les modèles fabriqués aux États-Unis pourraient coûter plus cher en raison de l’importation de certaines pièces », prévoit l’analyste.

Selon M. Moyer, le marché des camions usagés pourrait connaître un boum de la demande, alors que de nombreuses flottes reportent ou annulent des commandes de camions neufs.

Il prévoit des perturbations économiques aux États-Unis, notamment parce que les exploitants d’usines doivent composer avec des contraintes de main-d’œuvre et des limitations au niveau des infrastructures.

« À court terme, le marché fait face à des prix plus élevés, à des perturbations de chaîne d’approvisionnement et à une incertitude qui persiste », conclut l’analyste de FTR.


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