Les débardeurs du port de Québec de retour au travail

Après 987 jours de lock-out, les débardeurs du port de Québec sont de retour au travail. Ils ont été accueillis hier matin par une haie d’honneur dressée par des collègues.

Cette reprise de leurs activités avait cependant un goût amer pour le président du syndicat local, Stéphane Arsenault. Celui-ci dénonce l’utilisation de l’article 107 par le gouvernement pour mettre fin au conflit, le lock-out étant de toute manière injustifié selon lui.

Stéphane Arsenault, président du syndicat des débardeurs du port de Québec avec membres des médias à la fin du lock-out
Stéphane Arsenault, président du syndicat des débardeurs du port de Québec, dénonce l’utilisation de l’article 107 par le gouvernement pour mettre fin au conflit. (Photo : SCFP)

« Ces travailleurs courageux ont dû faire face à un employeur borné et souvent de mauvaise foi. De plus, les gouvernements des différents paliers politiques les ont laissés tomber en fermant les yeux devant le drame de ces familles abandonnées à leur sort. Cependant, ils peuvent être fiers parce que leur détermination a beaucoup contribué à l’adoption d’une loi anti-briseurs de grève au niveau fédéral », de dire Patrick Gloutney, président du SCFP-Québec.

Des travailleurs de remplacement ont en effet été utilisés au port de Québec pendant le lock-out. Cette pratique est illégale au Québec depuis 1977 mais est toujours acceptée pour les employeurs sous réglementation fédérale, comme c’est le cas du port.

La situation est cependant sur le point de changer, la loi anti-briseurs de grève du fédéral devant entrer en vigueur le 20 juin prochain.

Haie d’honneur de syndiqués qui accueillent les voitures des débardeurs de retour de lock-out.
Des débardeurs solidaires ont dressé une haie d’honneur pour accueillir leurs collègues de retour au travail. (Photo : SCFP)


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