Les employés de DHL Express Canada ratifient une nouvelle convention collective et mettent fin à la grève et au lock-out

Unifor annonce que le lock-out et la grève qui duraient depuis trois semaines chez DHL Express Canada prennent fin après que les travailleurs ont ratifié un nouvel accord.

Unifor indique que l’accord de quatre ans conclu avec la compagnie de livraison a été ratifié avec le soutien de 72% des membres.

(Photo : Unifor)

Cet accord concerne plus de 2 100 employés de DHL Express Canada qui travaillent comme chauffeurs routiers, coursiers, magasiniers et employés de bureau.

«Je suis très fière de tous les membres du comité national de négociation qui ont fait preuve de détermination et se sont battus pour obtenir le respect qu’ils méritaient», a déclaré samedi Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, dans un communiqué de presse annonçant les résultats du vote de ratification.

DHL Express a affirmé dans un communiqué avoir rétabli tous ses services au Canada et que toutes ses activités seraient rétablies à compter du 30 juin.

«Nous sommes ravis de reprendre nos activités et d’accueillir à nouveau tous les membres de notre équipe. Ensemble, nous nous attacherons en priorité à fournir un service de la plus haute qualité à nos clients», indique le communiqué de la société.

Les travailleurs ont été mis en lock-out après minuit le 8 juin et se sont mis en grève quelques heures plus tard. L’entreprise et le syndicat, qui négociaient depuis près d’un an, se sont affrontés au sujet du recours à des travailleurs de remplacement, alors qu’une loi fédérale interdisant cette pratique est entrée en vigueur pendant l’arrêt de travail.

Le service de messagerie allemand, qui compte parmi ses 50 000 clients au Canada Lululemon, Shein et Siemens, a poursuivi ses activités pendant les douze premiers jours de l’arrêt de travail, puis a cessé ses activités tôt le matin du 20 juin, le jour même de l’entrée en vigueur de la loi.

L’entreprise a justifié cette fermeture par l’enlisement des négociations ainsi que par la révision des règles, qui interdisent aux nouveaux employés de remplacer les employés sous réglementation fédérale qui sont en grève ou en lock-out.

Mme Payne avait accusé l’entreprise d’avoir fait appel à des travailleurs de remplacement, une accusation que DHL n’avait pas démentie. Elle a déclaré que cette mesure était légale à l’époque, mais qu’elle portait atteinte à l’équité salariale.

«Il s’agit d’un conflit historique dans l’histoire de notre syndicat, car nous avons servi de test pour la nouvelle législation anti-briseurs de grève. Notre syndicat et nos membres ont fait preuve de courage et de détermination, et nous avons finalement obtenu une convention collective équitable», a affirmé Mme Payne dans un communiqué de presse publié samedi.

Unifor a indiqué que le contrat ratifié prévoit une augmentation salariale de 15,75 %, une augmentation des pensions pour les travailleurs horaires et une nouvelle pension pour les voituriers remorqueurs.

Il a souligné que l’accord prévoit également une augmentation des prestations d’invalidité à court et à long terme, de nouvelles prestations en matière de santé mentale, une augmentation des indemnités de licenciement et une mise à jour du libellé concernant l’intelligence artificielle, la robotique et les politiques de travail à domicile.

Le syndicat a déclaré que les employés de DHL reprendraient le travail après la ratification, mais n’a donné aucun calendrier précis. Il a remercié le public pour sa patience pendant que les employés rattrapent le retard accumulé dans le traitement des colis et des livraisons.


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